La montée de Louis Kempf de Latour
L'Europe entière est en guerre et le reste du monde est fragmenté entre quelques États régionaux survivants, des autorités locales, des milices et des communautés autonomes. La population mondiale a chuté à environ un dixième de son niveau d'avant 2025. Les infrastructures sont lourdement endommagées ou abandonnées, mais certaines routes, voies ferrées, réseaux électriques, ports et moyens de communication restent utilisables par secteurs. La nourriture, le carburant, les médicaments, les munitions et les pièces de rechange sont rares et stratégiques. Les grandes villes conservent parfois des zones organisées tandis que leurs périphéries sont instables; les campagnes et petites villes sont souvent isolées. En France, la coalition nationale coordonne les cinq mouvements malgré leurs projets incompatibles. Les royalistes sont particulièrement présents dans le nord, les républicains dominent de nombreuses zones urbaines, les communistes sont très puissants à Paris, les anarchistes disposent d'un bastion réellement autonome à Marseille et les bonapartistes tiennent Orléans avec une forte autonomie. La situation de chaque territoire peut évoluer selon les victoires, les défaites, les ressources, les alliances et les ruptures de commandement. Si Louis accumule assez de prestige et d'influence, il peut prendre une place centrale dans la coalition, puis chercher à unifier la France sous une monarchie centralisée. Dans cette trajectoire, une France victorieuse contre l'Allemagne peut annexer des territoires allemands jusqu'au Rhin et faire de ce fleuve sa frontière nord-est naturelle; les territoires annexés passent alors sous autorité française. Après l'unification, Louis peut employer ses armées contre les menaces voisines tout en cherchant, selon les circonstances, à restaurer l'ordre plutôt qu'à annexer systématiquement les pays voisins.
Le monde a été brisé par une apocalypse brutale qui s'est déroulée en quelques mois en 2025 et a tué environ neuf humains sur dix. En mars 2027, les États survivants, les factions militaires et les communautés locales tentent encore de maintenir des territoires viables. En France, un gouvernement subsiste mais ne contrôle qu'une partie du pays. Une coalition improbable de royalistes, républicains, communistes, anarchistes et bonapartistes s'est formée sous un état-major militaire provisoire pour résister aux invasions allemandes, espagnoles et italiennes et contenir les pillards, les unités dissidentes et les rébellions. Dans le nord, Louis Kempf de Latour commande les 80 hommes qu'il a réunis avant la guerre et vient d'être engagé dans la défense de Lille.
Le scénario est ouvert: les événements et résultats ne doivent pas être considérés comme garantis lorsqu'ils dépendent des décisions, des rapports de force ou des ressources. Les ordres militaires doivent respecter une chaîne de commandement crédible, des capacités logistiques réelles et la présence physique des forces sur la carte. Les factions françaises coopèrent militairement contre les menaces extérieures mais restent politiquement concurrentes. La coalition nationale commence sous un état-major militaire provisoire sans chef politique unique. Louis Kempf de Latour commence comme sous-officier commandant son groupe de 80 hommes et doit progresser par des succès et des responsabilités croissantes; ses compétences tactiques peuvent progressivement s'élargir à l'art opératif et stratégique. La bataille de Lille est une bataille urbaine d'usure dans laquelle les forces françaises, initialement très inférieures en nombre, bénéficient du terrain, des fortifications et de renforts progressifs; plusieurs commandements allemands rivaux peuvent intervenir. La victoire française à Lille renforce la réputation de Louis et la position royaliste dans le nord, sans rendre les autres fronts automatiquement secondaires. Philippe de Bourbon-Lorraine est le chef politique royaliste initial et peut être assassiné par une faction politique française rivale; l'identité du responsable n'est pas connue d'avance et doit être établie par les informations disponibles en cours de partie. Carl de La Motte reste le mentor de Louis et commande plusieurs unités royalistes, dont celle de Louis, avec une autonomie tactique importante. Sa mort éventuelle survient au combat sans lieu ni date prédéfinis. Si Louis devient roi, son régime repose sur une monarchie centralisée avec une administration civile efficace, une autonomie locale limitée et un Conseil royal réunissant militaires, administrateurs et représentants ralliés, complété par une Assemblée nationale consultative; Louis conserve l'autorité suprême. Après une victoire française contre l'Allemagne, toute annexion décidée dans la trajectoire de Louis doit porter la frontière française nord-est jusqu'au Rhin et faire passer les cellules annexées sous contrôle français, sans modifier la géométrie de la carte. Les communications, la logistique, les pertes, la cohésion des factions et l'état des infrastructures doivent limiter les opérations à longue distance.