L'Histoire telle qu'elle fut, l'Histoire telle qu'elle aurait pu être
# 1936 : Le monde au bord du gouffre ## L'échiquier Janvier 1936. La carte représente l'Europe dont hérite le joueur, région par région, avec la Méditerranée, le Proche-Orient et l'Atlantique Nord pour théâtres de la guerre qui s'annonce. - **Europe occidentale** : l'Allemagne remilitarise la Rhénanie, la France élit un Front populaire et le Royaume-Uni hésite entre fermeté et apaisement. L'Espagne s'achemine vers la guerre civile, qui se livre ici province par province. - **Europe centrale et orientale** : la Pologne et la Tchécoslovaquie vivent prises en étau entre deux géants ; la Hongrie et les Balkans se rapprochent de l'Axe ; l'URSS purge ses cadres tout en industrialisant l'Oural. - **Méditerranée et Proche-Orient** : l'Italie vient d'envahir l'Éthiopie, la Libye est colonie italienne, l'Égypte et la Palestine sont sous tutelle britannique et le pétrole d'Irak, de Perse et d'Arabie commence à peser lourdement. - **Atlantique Nord** : Roosevelt pilote la sortie de la Dépression, le Canada et Terre-Neuve ont les yeux tournés vers Londres et la côte est des États-Unis deviendra l'arsenal des démocraties. - En coulisses, Fermi, Meitner, Turing et von Neumann mènent des découvertes qui bouleverseront la nature même de la guerre. ## Le ton Histoire authentique, intensité dramatique. Chaque personnage s'enracine dans des faits documentés et le jeu met en scène ses carrefours décisifs : ce qui était connu, ce qui était craint et ce qui se jouait à l'instant du choix. ## Structure du monde Une carte découpée en régions (provinces, mers) sur laquelle agissent chefs d'État, généraux, scientifiques, diplomates, résistants et figures de la pensée et des arts. Les pays existent également en tant qu'acteurs collectifs. Les événements survenant hors carte sont rapportés sous forme de dépêches et d'éléments de contexte. ## Lieux clés (points d'intérêt) - **Madrid (défense de 1936)** : assiégée par les insurgés dès novembre 1936, tenue par les milices, le 5e Régiment et les Brigades internationales sous la direction tactique de Vicente Rojo. - **Guernica** : anéantie le 26 avril 1937 par la Légion Condor et l'Aviazione Legionaria ; symbole universel de la terreur contre les civils, immortalisée par Picasso. - **Alcázar de Tolède** : assiégé par les milices républicaines et dégagé par les troupes de Franco en septembre 1936, mythe fondateur du camp insurgé. - **Teruel** : la terrible bataille de l'hiver 1937-1938, prise par la République puis reprise par les nationalistes. - **Bataille de l'Èbre** : le plus vaste affrontement de la guerre civile (juillet-novembre 1938), ultime grand effort offensif républicain. - **Badajoz** : conquise par Yagüe en août 1936, suivie d'exécutions massives dans les arènes. - **Jarama**, **Guadalajara** et **Brunete** : les batailles de 1937 autour de Madrid ; à Guadalajara, le corps expéditionnaire italien est mis en déroute, et à Brunete périt Gerda Taro. - **Belchite** : bourg dévasté en 1937 et préservé en ruines comme mémorial de la guerre. - **Route Malaga-Almería** : exode tragique de dizaines de milliers de civils mitraillés et bombardés après la chute de Malaga (février 1937). - **Barcelone (Journées de mai)** : la guerre dans la guerre entre anarchistes et POUM d'une part, Generalitat et communistes d'autre part (mai 1937). - **Albacete** : centre d'instruction et quartier général des Brigades internationales. - **Burgos** et **Salamanque** : capitale politique et quartier général du commandement nationaliste. - **Port d'Alicante** : des milliers de républicains attendent en vain des navires pour fuir en mars 1939 ; seul le Stanbrook appareille à pleine charge. - **Argelès-sur-Mer** : camp de fortune sur le sable où la France interne les réfugiés de la Retirada (1939). - **Hendaye** : Franco et Hitler se rencontrent le 23 octobre 1940 sans parvenir à un accord sur l'entrée de l'Espagne dans la guerre. - **Munich (accords de 1938)** : Chamberlain et Daladier abandonnent les Sudètes à Hitler contre une promesse de paix illusoire. - **Nuremberg** : grands rassemblements nazis des années 1930 et procès des dignitaires du régime (1945-1946). - **Vienne (Anschluss)** : Hitler proclame le rattachement de l'Autriche au Reich en mars 1938. - **Wannsee** : le 20 janvier 1942, la coordination bureaucratique de la « Solution finale » y est arrêtée. - **Peenemünde** : centre de recherche et de développement des fusées V2 de von Braun. - **Tanière du Loup** : quartier général d'Hitler en Prusse-Orientale et théâtre de l'attentat du 20 juillet 1944. - **Ghetto de Varsovie** : soulèvement du ghetto en 1943 et sauvetages orchestrés par Irena Sendler et Jan Karski. - **Auschwitz-Birkenau** : le plus grand complexe d'extermination nazi, où s'infiltre Witold Pilecki. - **Dunkerque** : rembarquement de plus de 300 000 soldats alliés en mai-juin 1940. - **Plages de Normandie** : débarquement du jour J (6 juin 1944). - **Bletchley Park** : Turing et son équipe y décryptent les codes Enigma. - **Mers el-Kébir** : la Royal Navy détruit la flotte française en juillet 1940. - **El Alamein** : Montgomery défait Rommel en novembre 1942. - **Tobrouk** : port libyen assiégé en 1941 et enlevé par Rommel en 1942. - **Léningrad** : siège impitoyable de 1941 à 1944 ; la Septième Symphonie de Chostakovitch résonne dans la cité affamée (août 1942). - **Katyn** : massacre d'officiers polonais perpétré par le NKVD (1940), révélé par Sikorski en 1943. - **Babi Yar** : massacre des Juifs de Kiev en septembre 1941. - **Stalingrad** : tournant décisif et affrontement titanesque du front de l'Est (1942-1943). - **Koursk** : la plus grande bataille de chars de l'histoire (juillet 1943). - **Téhéran** et **Yalta** : conférences au sommet réunissant Roosevelt, Churchill et Staline (1943 et 1945). - **Chicago Pile-1**, **Oak Ridge** et **Los Alamos** : le projet Manhattan, de la première réaction en chaîne de Fermi à la bombe d'Oppenheimer. - **San Francisco** : conférence fondatrice de l'ONU (1945). - **Fulton** : discours de Churchill sur le « rideau de fer » (mars 1946). ## Répertoire des décisions clés Format : déclencheur, dilemme, options, conséquences. - **Roosevelt** — mars 1941 : faire voter la loi prêt-bail malgré les isolationnistes, ou s'en tenir à une neutralité stricte ? → `poder_politico`/`diplomacia` ; industrie et bloc des États-Unis. - **Franco** — octobre 1940 (Hendaye) : s'engager dans la guerre aux côtés de l'Axe, ou s'en tenir à la « non-belligérance » et à l'envoi de la Division Bleue ? → `diplomacia`/`vitalidad` ; bloc et stabilité de l'Espagne ; `tension_global`. - **Vicente Rojo** — novembre 1936 : organiser la défense acharnée de Madrid, ou se replier en bon ordre sur Valence ? → `influencia_militar`/`reputacion` ; moral et stabilité de Madrid. - **Lluís Companys** — octobre 1936 : rétablir l'autorité exclusive de la Generalitat face au Comité des milices, ou partager le pouvoir avec les anarchistes ? → `poder_politico` ; stabilité et industrie de la Catalogne. - **Durruti** — novembre 1936 : mener une attaque frontale dans la Cité universitaire, ou réorganiser d'abord la colonne sous un commandement unifié ? → `influencia_militar`/`vitalidad` ; moral de Madrid. - **Churchill** — mai 1940 : rejeter catégoriquement toute négociation, ou sonder les possibilités d'un règlement diplomatique ? → `reputacion`/`poder_politico` ; moral de l'Angleterre ; `tension_global`. - **Turing** — 1939-1940 : miser sur la machine Bombe, un procédé non éprouvé, ou s'en tenir aux méthodes manuelles de décryptage ? → `reputacion`/`poder_politico` ; industrie de l'Angleterre. - **Mussolini** — juin 1940 : entrer immédiatement en guerre pour participer au partage des dépouilles, ou préserver la non-belligérance ? → `poder_politico`/`vitalidad` ; bloc et industrie de l'Italie. - **Himmler** — janvier 1942 (Wannsee) : coordonner l'extermination industrielle et planifiée, ou se limiter aux déportations et au travail forcé ? → `poder_politico`/`influencia_militar` ; stabilité de l'Allemagne ; `tension_global`. - **Sophie Scholl** — février 1943 : fuir pour préserver le réseau de résistance, ou assumer l'arrestation ? → `reputacion`/`vitalidad` ; moral de l'Allemagne. - **Stauffenberg** — 20 juillet 1944 : placer la mallette piégée au plus près d'Hitler, ou abandonner dès le moindre soupçon ? → `influencia_militar`/`vitalidad` ; `tension_global`. - **Perón** — 1939-1941 (Italie) : adopter le modèle corporatiste fasciste, ou prendre ses distances avec l'Axe ? → `poder_politico`/`reputacion`. - **Gabriela Mistral** — 1938 : céder l'intégralité des droits de « Tala » aux enfants réfugiés espagnols malgré le coût diplomatique, ou conserver une posture institutionnelle neutre ? → `reputacion`/`diplomacia`. - **Oppenheimer** — juillet 1945 : procéder au tir de l'essai Trinity comme prévu, ou réaliser une démonstration contrôlée devant des observateurs internationaux ? → `reputacion`/`vitalidad` ; industrie des États-Unis ; `tension_global`. - **Picasso** — avril 1937 : alors que la commande de la fresque du pavillon républicain acceptée en janvier est toujours sans thème, la nouvelle du bombardement de Guernica éclate : en faire le sujet de l'œuvre avec toute sa charge politique, ou conserver un projet allégorique moins engagé ? → `reputacion` ; moral des régions républicaines. - **Beneš** — septembre 1938 : après Munich, accepter la cession des Sudètes ou décréter la mobilisation générale et combattre seul en misant sur le soutien soviétique ? → `poder_politico`/`reputacion` ; stabilité de la Bohême-Moravie ; `tension_global`. - **Mannerheim** — octobre-novembre 1939 : céder à Staline l'isthme de Carélie en échange de compensations territoriales au nord, ou rejeter ses exigences au risque de la guerre ? → `influencia_militar`/`vitalidad` ; stabilité de la Finlande ; `tension_global`. - **Léopold III** — 28 mai 1940 : capituler avec l'armée belge encerclée ou rejoindre son gouvernement en exil à Londres ? → `reputacion`/`poder_politico` ; moral de la Belgique. - **Metaxás** — 28 octobre 1940 : accepter l'ultimatum de Mussolini exigeant le libre passage des troupes italiennes, ou opposer un refus catégorique (« non ») et combattre ? → `reputacion`/`influencia_militar` ; moral de la Grèce ; `tension_global`. - **İnönü** — 1941-1944 : préserver la neutralité turque face aux pressions conjointes d'Hitler et de Churchill, ou entrer en guerre ? → `diplomacia` ; bloc et stabilité de la Turquie. ### Guerre civile espagnole - **José Giral** — 19 juillet 1936 : distribuer des armes aux syndicats pour briser le coup d'État, au risque de déchaîner la révolution à l'arrière, ou compter uniquement sur les forces loyalistes ? → `poder_politico` ; stabilité et moral des régions républicaines. - **Martínez Barrio** — nuit du 18 au 19 juillet 1936 : proposer à Mola un gouvernement de conciliation intégrant des ministres de droite, ou fermer la porte à tout compromis ? → `diplomacia` ; `tension_global`. Si Mola accepte, branche uchronique. - **Largo Caballero** — septembre 1936 : accepter la militarisation des milices et la mise en place d'un commandement unique, ou maintenir le pouvoir révolutionnaire des comités ? → `poder_politico` ; capacité militaire républicaine. - **Negrín** — octobre 1936 : transférer les réserves d'or de la Banque d'Espagne à Moscou pour financer les armements soviétiques, ou les déposer dans des banques occidentales malgré l'embargo ? → `diplomacia` ; industrie républicaine ; dépendance envers l'URSS. - **Aguirre** — juin 1937 : devant la chute imminente de Bilbao, résister jusqu'au bout ou négocier avec les Italiens une reddition séparée de l'armée basque (pacte de Santoña) ? → `reputacion`/`vitalidad` ; moral du Nord. - **Federica Montseny / García Oliver** — mai 1937 : lancer un appel radiophonique invitant les anarchistes à déposer les armes à Barcelone, ou soutenir l'affrontement armé contre les communistes et la Generalitat ? → `poder_politico` ; stabilité de la Catalogne. - **Manuel Hedilla** — avril 1937 : accepter le décret d'unification qui subordonne la Phalange à Franco, ou s'y opposer ouvertement ? → `poder_politico`/`vitalidad` ; stabilité des régions insurgées. - **Franco** — septembre 1936 : bifurquer vers Tolède pour libérer l'Alcázar, forgeant un mythe mais laissant à Madrid le temps d'organiser sa défense, ou foncer directement sur la capitale ? → `reputacion`/`poder_politico` ; front de Madrid. - **Juan Modesto** — juillet-novembre 1938 : s'accrocher à tout prix aux positions conquises sur l'Èbre comme l'exige Negrín, ou amorcer un repli pour préserver l'Armée de l'Èbre ? → `influencia_militar` ; capacité militaire républicaine. - **Segismundo Casado** — mars 1939 : renverser Negrín par un coup d'État pour négocier la capitulation avec Franco, ou poursuivre la résistance dans l'attente du conflit européen ? → `poder_politico` ; dénouement de la guerre. - **Pedro Aguirre Cerda / Neruda** (hors carte, sous forme de dépêches) et **Gabriela Mistral** : le sort des réfugiés de 1939 dépend de l'accueil qui leur est réservé en Amérique latine. - **Queipo de Llano** — 18 juillet 1936 (Séville) : tenter de s'emparer de la ville par la ruse et la radio avec une poignée d'hommes, ou attendre l'arrivée des renforts d'Afrique ? → `influencia_militar` ; contrôle de l'Andalousie et tête de pont pour l'Armée d'Afrique. - **Hitler** — 25 juillet 1936 (Bayreuth) : accorder les avions de transport Junkers demandés par Franco pour franchir le détroit, ou refuser toute implication ? → `diplomacia` ; passage du détroit et puissance insurgée. - **Franco** — juillet 1936 (Tétouan) : attendre la mise en place du pont aérien ou forcer le détroit par un convoi naval malgré la flotte républicaine ? → `influencia_militar`/`vitalidad` ; rapidité de la conquête. ### La carte de la guerre, région par région - **Maroc espagnol et Ifni** : insurgés dès le 17 juillet ; berceau de l'État nationaliste et de l'Armée d'Afrique. - **Vieille-Castille, León et le Nord** : insurgés (Valladolid, Burgos, Salamanque) ; le Nord républicain tombe entre juin (Bilbao) et octobre 1937 (Asturies). - **Aragon et Navarre** : insurgés (Pampelune, Saragosse) ; l'Aragon oriental reste républicain jusqu'en mars-avril 1938. - **Galice** et **Baléares** : ralliées aux insurgés en juillet ; Minorque demeure républicaine jusqu'en février 1939. - **Andalousie** : Queipo s'empare de Séville, Cadix, Cordoue et Grenade ; Malaga tombe en février 1937 ; Jaén et Almería en mars 1939. - **Estrémadure** : républicaine jusqu'en août 1936 (prise de Badajoz). - **Madrid et Nouvelle-Castille** : républicaines ; siège de Madrid de novembre 1936 à mars 1939. - **Levant** : républicain ; siège du gouvernement à partir de novembre 1936 ; stoppe l'offensive de 1938 avant de tomber en mars 1939. - **Catalogne** : républicaine ; siège du gouvernement à partir d'octobre 1937 ; conquise en janvier-février 1939. ### Nouveaux États - **Mola** — septembre 1936 (Salamanque) : confier le commandement suprême à Franco en tant que Generalísimo et chef de l'État, ou maintenir une direction collégiale par une junte militaire ? → `poder_politico` ; stabilité de l'Espagne insurgée. - **République slovaque** — 13-14 mars 1939 : Tiso, face à Hitler à Berlin, proclame-t-il l'indépendance sous protectorat allemand ou prend-il le risque d'une invasion hongroise de la Slovaquie ? → bloc et stabilité de la Slovaquie ; naissance (ou non) de l'État. - **Beneš** — août 1944 : depuis Londres, soutenir le soulèvement national slovaque contre Tiso ou attendre la progression de l'Armée rouge ? → `reputacion` ; stabilité de la Slovaquie. - **Pétain** — 10 juillet 1940 : accepter les pleins pouvoirs et liquider la IIIe République, ou se borner à diriger un gouvernement d'armistice ? → `poder_politico`/`reputacion` ; stabilité de Vichy. - **De Gaulle** — 18 juin 1940 : lancer sur les ondes de la BBC son appel à poursuivre le combat, quitte à être condamné à mort par Vichy, ou accepter l'armistice ? → émergence ou non de la France libre ; `reputacion`. - **De Gaulle** — juin 1941 : pénétrer en Syrie et au Liban aux côtés des Britanniques pour affronter les troupes vichystes, Français contre Français ? → `influencia_militar` ; la Syrie et le Liban passent sous le contrôle de la France libre. - **Darlan** — novembre 1942 (Alger) : après le débarquement de Torch, se rallier aux Alliés ou ordonner la résistance armée ? → `poder_politico` ; l'Afrique du Nord française bascule dans le camp allié ; l'Allemagne envahit la zone sud. - **État indépendant de Croatie** — mai 1941 : Pavelić doit-il céder la Dalmatie à l'Italie en échange de sa protection, ou s'appuyer exclusivement sur l'Allemagne ? → statut de la Dalmatie ; relations avec Rome. - **Tito** — 1941-1943 : mener une guerre totale et sans merci contre l'occupant et les oustachis malgré d'effroyables représailles, ou conclure des trêves locales tactiques ? → `influencia_militar` ; stabilité de la Croatie, de la Bosnie et de la Serbie. - **Victor-Emmanuel III** — 8 septembre 1943 : l'armistice étant rendu public, fuir avec Badoglio vers Brindisi ou organiser la défense de Rome ? → Rome et le centre passent sous contrôle allemand ; l'Italie est coupée en deux. - **Mussolini** — septembre 1943 : libéré au Gran Sasso, prendre la tête de la République sociale italienne sous tutelle allemande ou se retirer ? → naissance de Salò ; en cas de refus, le Nord passe sous administration directe allemande (branche uchronique). - **Staline** — mars 1946 : évacuer ses troupes de Perse sous la pression conjointe des États-Unis et de l'ONU en échange de concessions pétrolières, ou maintenir son soutien armé à Tabriz et Mahabad ? → `tension_global` ; survie des deux républiques autonomes. - **Gouvernement populaire d'Azerbaïdjan** et **République de Mahabad** — décembre 1946 : privés de l'appui des troupes soviétiques, combattre l'armée du chah ou capituler ? → `vitalidad` ; réintégration de leurs territoires à la Perse. ## Calendrier territorial du cours historique réel (1938-1946) Voici l'évolution historique de la carte. Tant que la partie suit cette trajectoire, chaque modification s'applique à sa date exacte, au cours du même tour, avec la désignation précise de la région. Si les choix du joueur ont modifié les rapports de force (puissance militaire, alliances, effondrement préalable), l'événement est réévalué : il peut se produire à l'identique, plus tard, différemment ou être annulé, et d'autres conquêtes non historiques deviennent possibles ; toute altération est signalée comme divergence. « → X » signifie `pais` = X et l'`alineamiento_bloque` propre à X. **Avant-guerre** - Mars 1938 (Anschluss) : « Autriche » → Allemagne. - Octobre 1938 (Munich) : les Sudètes font partie de « Bohême et Moravie », qui demeure tchécoslovaque jusqu'en mars. - 14-15 mars 1939 : « Slovaquie » → République slovaque (Axe) ; « Bohême et Moravie » → Allemagne. - Avril 1939 : « Albanie » → Italie. - 23 août 1939 : pacte germano-soviétique (protocole secret de partage de la Pologne, des Pays baltes et de la Bessarabie). **1939-1940** - Septembre 1939 (Pologne) : « Posnanie et corridor polonais », « Varsovie (Mazovie) » et « Lublin et Petite-Pologne » → Allemagne ; « Grodno et Białystok », « Polésie (Brześć) » et « Lwów (Galicie orientale) » → URSS. `guerra_mundial` = « Guerre en Europe ». - Avril 1940 : « Danemark » et « Norvège » → Allemagne. - Mai 1940 : « Pays-Bas », « Belgique » et « Luxembourg » → Allemagne. - 22 juin 1940 (armistice) : « Nord et Picardie », « Île-de-France et Centre (Paris, Orléans) », « Normandie », « Bretagne », « Pays de la Loire », « Alsace, Lorraine et Champagne » et « Aquitaine et Poitou » → Allemagne ; « Bourgogne et Franche-Comté », « Auvergne, Rhône et Alpes », « Provence et Côte d'Azur », « Languedoc et Midi-Pyrénées » et « Corse » → France de Vichy. L'Algérie, la Tunisie, le Maroc français, la « Syrie » et le « Liban » conservent leur `pais`, sous l'autorité de Vichy (Neutre). - Juin-août 1940 : « Estonie », « Lettonie », « Lituanie » et « Bessarabie » → URSS. - Août 1940 (Vienne) : « Transylvanie et Banat » → Hongrie. **1941-1942** - Avril 1941 : « Croatie (banovine de la Save) » et « Bosnie-Herzégovine » → État indépendant de Croatie ; « Dalmatie · 1 », « Dalmatie · 2 », « Monténégro (banovine de la Zeta) » et « Kosovo » → Italie ; « Slovénie (banovine de la Drave) » et « Serbie (Belgrade) » → Allemagne ; « Macédoine (banovine du Vardar) » → Bulgarie ; « Grèce continentale » et toutes les régions « Grèce · n » → Allemagne. - Juin 1941 (Barbarossa) : l'URSS cède ses régions au fil de la progression ennemie. Référence : 1941, les Pays baltes, « Grodno et Białystok », « Polésie (Brześć) », « Lwów (Galicie orientale) », « Minsk », « Vitebsk », « Moguilev », « Gomel », « Smolensk », « Pskov », « Novgorod », « Briansk », « Orel », « Kiev », « Jytomyr », « Vinnytsia », « Tcherkassy », « Poltava », « Soumy », « Tchernihiv », « Kharkov », « Dnepropetrovsk », « Zaporojié », « Kirovograd », « Nikolaïev », « Kherson » et « Stalino (Donbass) » → Allemagne ; « Bessarabie » et « Odessa » → Roumanie ; « Carélie » → Finlande. « Léningrad », « Moscou (ville et Kremlin) », « Oblast de Moscou » et « Toula » résistent. 1942 : « Crimée », « Koursk », « Belgorod », « Vorochilovgrad (Lougansk) », « Rostov-sur-le-Don », « Kouban (Krasnodar) » et « Ordjonikidze (Stavropol) » → Allemagne ; « Stalingrad » est âprement disputée sans jamais tomber entièrement. `guerra_mundial` = « Guerre mondiale » (décembre 1941). - Juin-juillet 1941 : « Syrie » et « Liban » → France libre. - Août 1941 (Perse) : « Azerbaïdjan persan (Tabriz) », « Azerbaïdjan occidental (Ourmia) », « Zandjan », « Mazandéran », « Semnan » et les trois Khorassan → URSS ; « Khouzistan (Abadan) » et « Kermanchah » → Royaume-Uni. - Novembre 1942 (Torch) : le Maroc français et l'Algérie rejoignent les Alliés (sans modification de `pais`) ; « Tunisie » → Allemagne ; les régions de Vichy → Allemagne, excepté « Provence et Côte d'Azur » et « Corse » → Italie. **1943-1946 : le reflux de l'Axe** - Novembre 1942 - février 1943 : les régions de Libye → Royaume-Uni. Mai 1943 : « Tunisie » → Tunisie (Alliés). - 1943-1944 (front de l'Est) : après Stalingrad, l'URSS reconquiert ses territoires dans l'ordre inverse (Koursk, Kharkov et Kiev en 1943 ; Crimée, Odessa, Biélorussie et Pays baltes en 1944). - Juillet-septembre 1943 (Italie) : « Sicile » → Italie (Alliés) ; à l'armistice, « Italie centrale et méridionale (Rome, Naples) » → Allemagne jusqu'en juin 1944, puis Italie (Alliés) ; « Piémont (Turin) », « Lombardie et Vénétie (Milan, Venise) » et « Toscane » → République sociale italienne ; les zones italiennes des Balkans et de France → Allemagne ; « Corse » → France libre. - 1944 : « Normandie » (juin) et le reste de la France → France libre, puis « France » lors de la libération de Paris (août) ; « Belgique » (septembre) ; la Roumanie (août) et la Bulgarie (septembre) basculent vers Komintern/URSS ; « Carélie » → URSS ; « Grèce continentale » et les zones « Grèce · n » → Grèce (octobre). - 1945 : « Pays-Bas », « Danemark », « Norvège » et « Luxembourg » réintègrent leur souveraineté nationale ; « Bohême et Moravie » et « Slovaquie » → Tchécoslovaquie ; « Transylvanie et Banat » → Roumanie ; les territoires yougoslaves → Yougoslavie ; « Albanie » → Albanie ; la Pologne reprend ses régions occidentales et gagne « Prusse-Orientale » et « Poméranie (Stettin) », tandis que « Grodno et Białystok », « Polésie (Brześć) » et « Lwów (Galicie orientale) » sont rattachées à l'URSS. - Mai 1945 (occupation de l'Allemagne) : « Berlin et Brandebourg », « Mecklembourg », « Poméranie occidentale » et « Saxe prussienne et Anhalt » → URSS ; « Bavière » et « Hesse » → États-Unis ; « Basse-Saxe (Hanovre) » et « Rhénanie et Ruhr » → Royaume-Uni ; « Bade et Wurtemberg » → France ; « Autriche » → Autriche (sous occupation quadripartite). `guerra_mundial` = « Après-guerre » (septembre 1945). ## Calendrier des personnages du cours historique (déplacements et disparitions) Voici les trajectoires et décès réels. Tant que la simulation respecte ce fil historique, chaque personnalité gagne la région indiquée à sa date et, en cas de décès (†), quitte la carte et cesse d'agir. Si les choix du joueur ont modifié les conditions (la guerre n'atteint pas sa ville, fuite anticipée, triomphe de sa faction, cause de sa mort évitée), son destin est réévalué sous forme de divergence uchronique. Les autres personnages demeurent dans leur région tant que leur biographie ne prescrit aucun mouvement. **Espagne** - Mars 1936 : Francisco Franco → hors carte (Canaries) ; Emilio Mola → « Aragon et Navarre » (Pampelune) ; José Antonio Primo de Rivera, incarcéré à Madrid puis en juin à Alicante → « Levant (Valence) ». - Juillet 1936 : José Calvo Sotelo † (13 juil.) ; José Sanjurjo † (20 juil., Estoril) ; Francisco Franco → « Maroc espagnol : Tétouan, Jebala et Rif » (19 juil.) ; Gonzalo Queipo de Llano → « Andalousie » ; Federico García Lorca → « Andalousie » (Grenade) ; Buenaventura Durruti → « Aragon et Navarre » (front d'Aragon). - Août 1936 : Federico García Lorca † (18 août) ; Juan Yagüe → « Estrémadure ». - Octobre 1936 : Francisco Franco → « Vieille-Castille, León et le Nord » (Salamanque et Burgos) ; Ramiro de Maeztu † (29 oct.). - Novembre 1936 : le gouvernement républicain (Largo Caballero, Prieto, Giral, Negrín, García Oliver, Montseny) et Antonio Machado → « Levant (Valence) » ; José Miaja et Vicente Rojo restent à Madrid ; Buenaventura Durruti → Madrid et † (20 nov.) ; José Antonio Primo de Rivera † (20 nov., Alicante). - Décembre 1936 : Miguel de Unamuno † (31 déc.). George Orwell → « Catalogne » et front d'Aragon. - 1937 : Andreu Nin † (juin) ; Emilio Mola † (3 juin) ; Gerda Taro † (26 juil., Brunete) ; José Antonio Aguirre → « Catalogne » après la chute de Bilbao ; George Orwell → « Angleterre » (juin). Nov. 1937 : le gouvernement de Negrín, Manuel Azaña et Antonio Machado → « Catalogne ». - Février 1939 (la Retirada) : Manuel Azaña, Juan Negrín, Lluís Companys, José Antonio Aguirre, Francisco Largo Caballero, Indalecio Prieto, José Giral, Vicente Rojo, Federica Montseny, Juan García Oliver, Rafael Alberti et María Teresa León → « Languedoc et Midi-Pyrénées » ; Antonio Machado † (22 févr., Collioure). Mars 1939 : Dolores Ibárruri, José Díaz, Enrique Líster et Juan Modesto → « Oblast de Moscou » ; José Miaja → hors carte (Mexique) ; Segismundo Casado → « Angleterre » ; Julián Besteiro et Miguel Hernández sont emprisonnés. Avril 1939 : Francisco Franco → « Madrid et Nouvelle-Castille ». - 1940-1942 : Juan Negrín → « Angleterre » (1940) ; Lluís Companys, livré par la Gestapo, † (15 oct. 1940, Barcelone) ; Manuel Azaña † (3 nov. 1940, Montauban) ; Julián Besteiro † (sept. 1940) ; Agustín Muñoz Grandes → « Novgorod » avec la Division Bleue (1941-1943) ; José Díaz † (1942) ; Miguel Hernández † (28 mars 1942, Alicante). **Europe et reste du monde** - 1936-1940 : Léon Trotski → hors carte (Mexique, déc. 1936), † 1940 ; Philippe Pétain → « Madrid et Nouvelle-Castille » en tant qu'ambassadeur (1939) puis → « Auvergne, Rhône et Alpes » (Vichy, juil. 1940) ; Charles de Gaulle → « Angleterre » (17 juin 1940) ; Enrico Fermi → « New York » (déc. 1938) ; Władysław Sikorski → « Île-de-France et Centre (Paris, Orléans) » (1939) puis → « Angleterre » (1940) ; Walter Benjamin † (sept. 1940, Portbou) ; Neville Chamberlain † (nov. 1940). - 1941-1943 : Virginia Woolf † (mars 1941) ; Erwin Rommel → « Tripoli et Mizda » (févr. 1941) et front de Libye jusqu'en 1943 ; Enrico Fermi → « Illinois (Chicago) » (1942) ; Reinhard Heydrich → « Bohême et Moravie » (sept. 1941), † (juin 1942) ; Dwight D. Eisenhower → « Angleterre » (juin 1942) puis → « Alger et Djelfa » (nov. 1942) ; Bernard Montgomery → « Désert occidental (Marsa Matruh) » (août 1942) ; Friedrich Paulus → « Stalingrad » (1942), fait prisonnier (févr. 1943) ; Sophie Scholl † (févr. 1943) ; Charles de Gaulle → « Alger et Djelfa » (1943) ; Jean Moulin † (juil. 1943) ; Władysław Sikorski † (juil. 1943) ; Benito Mussolini, déchu (juil. 1943) → « Lombardie et Vénétie (Milan, Venise) » (Salò, sept. 1943) ; Niels Bohr → « Suède » et « Angleterre » (1943). - 1944 : Erwin Rommel → « Normandie » (1944), † (14 oct.) ; Claus von Stauffenberg † (20 juil.) ; Antoine de Saint-Exupéry † (31 juil.) ; Charles de Gaulle et Philippe Leclerc de Hauteclocque → « Île-de-France et Centre (Paris, Orléans) » (août) ; Philippe Pétain et Pierre Laval → « Bade et Wurtemberg » (Sigmaringen, sept.) ; Raoul Wallenberg → « Hongrie » (juil. 1944), porté disparu (janv. 1945) ; Ernest Hemingway → « Normandie » et Paris. - 1945 : Anne Frank † (févr.-mars) ; Dietrich Bonhoeffer et Wilhelm Canaris † (avr.) ; Franklin D. Roosevelt † (12 avr.) ; Benito Mussolini † (28 avr.) ; Adolf Hitler † (30 avr.) et Joseph Goebbels † (1er mai) à Berlin ; Heinrich Himmler † (23 mai) ; Harry S. Truman succède à Roosevelt ; Philippe Pétain et Pierre Laval sont jugés en France (Laval †, oct.) ; Léon Blum libéré. - 1946 : Hermann Göring et Joachim von Ribbentrop † (oct., à l'issue du procès de Nuremberg). ## Chronologie des moments forts (1936-1946) Chaque événement historique majeur est rattaché à au moins une entité jouable et, si possible, à un lieu emblématique : - **1936** : remilitarisation de la Rhénanie ; soulèvement de juillet et guerre d'Espagne ; défense héroïque de Madrid ; Grandes Purges en URSS. - **1937** : martyre de Guernica ; bataille de Guadalajara ; chute du front du Nord ; affrontements de Teruel. - **1938** : Anschluss ; accords de Munich et crise des Sudètes ; sanglante bataille de l'Èbre. - **1939** : fin de la guerre d'Espagne et la Retirada ; pacte germano-soviétique ; invasion de la Pologne ; guerre d'Hiver finno-soviétique. - **1940** : campagnes de Norvège et du Danemark ; débâcle française et fondation de Vichy ; évacuation de Dunkerque ; drame de Mers el-Kébir ; bataille d'Angleterre ; entrevue d'Hendaye. - **1941** : épopée de l'Afrika Korps ; opération Barbarossa ; début du siège de Léningrad ; massacre de Babi Yar ; attaque de Pearl Harbor (hors carte). - **1942** : conférence de Wannsee ; réaction en chaîne de Chicago Pile-1 ; victoire d'El Alamein ; opération Torch ; enfer de Stalingrad. - **1943** : capitulation allemande à Stalingrad ; arrestation des membres de la Rose blanche ; soulèvement du ghetto de Varsovie ; bataille de chars de Koursk ; déchéance de Mussolini ; conférence de Téhéran. - **1944** : débarquement de Normandie ; complot du 20 juillet ; libération de Paris ; insurrection de Varsovie ; opération Bagration. - **1945** : conférence de Yalta ; prise de Berlin ; premier essai nucléaire Trinity ; conférence de Potsdam ; fondation des Nations unies. - **1946** : verdicts de Nuremberg ; élection de Perón à la présidence ; discours de Fulton sur le « rideau de fer ». ## Nouvelles factions (branches uchroniques) Trois blocs géopolitiques peuvent émerger à partir de dynamiques historiques réelles. Leur apparition relève toujours d'une hypothèse spéculative (marquée « Ceci ne s'est pas produit : branche uchronique ») et recourt à de nouvelles valeurs de `alineamiento_bloque` et de `pais` : - **Bloc libertaire** (`pais` « Territoire libertaire ») : émerge si les anarchistes l'emportent lors des luttes intestines en zone républicaine (victoire lors des Journées de mai 1937 ou survie de Durruti consolidant le front d'Aragon) et que la `estabilidad` de la Catalogne ou de l'Aragon chute sous les 20 points. Ces régions rompent alors avec les autorités républicaines ; les zones à forte implantation de la CNT (Levant, Andalousie) peuvent s'y joindre. Figures de proue : Durruti, García Oliver, Montseny, Emma Goldman, Camillo Berneri. - **Communauté hispanique** (`pais` « Union hispanique ») : prend sa source dans le véritable pacte ibérique conclu entre Franco et Salazar (mars 1939) et l'idéologie de l'Hispanidad. Se concrétise si l'Espagne et le Portugal scellent une union politique et demeurent à l'écart du conflit mondial. Le Maroc espagnol et les États d'Amérique latine (hors carte, via les dépêches) peuvent s'y rattacher. Figures de proue : Franco, Salazar, Serrano Suñer, Ramiro de Maeztu. - **Ligue arabe** (`pais` « État arabe uni ») : puise ses racines dans la Grande Révolte arabe de Palestine (1936-1939), le coup d'État de Rachid Ali en Irak (1941) et la montée des nationalismes égyptien, syrien et maghrébin. Émerge si une insurrection triomphe à la faveur de l'affaiblissement de Londres ou de Paris (effondrement de la France, défaite d'El Alamein). Peuvent s'y fédérer l'Irak, la Syrie, le Liban, la Transjordanie, la Palestine, l'Égypte, l'Arabie saoudite, le Koweït, la Libye et les protectorats d'Afrique du Nord en cas de soulèvement. Figures de proue : Farouk, Ghazi Ier, Ibn Séoud, Rachid Ali, Amin al-Husseini, Choukri al-Kouatli, Messali Hadj, Habib Bourguiba. Une région ou un État rallie un nouveau bloc dès lors que sa `estabilidad` devient trop faible vis-à-vis de son détenteur, que son dirigeant réunit un niveau de `poder_politico` et de `diplomacia` suffisant, et que le bloc contrôle des territoires adjacents. Ce ralliement modifie son `alineamiento_bloque` ; si le territoire est pleinement intégré au nouvel État, sa valeur `pais` s'ajuste en conséquence. Les grandes puissances réagissent à ces bouleversements : l'Allemagne et l'Italie courtisent les nationalistes arabes ; l'URSS réprime sans concession les factions anarchistes ; Britanniques et Français manœuvrent pour écraser toute tentative menaçant leurs empires coloniaux. Un nouveau bloc est susceptible de disparaître s'il perd l'ensemble de ses régions : ses territoires retournent alors à leur souverain antérieur ou échoient au vainqueur. ## Grandes divergences uchroniques Toujours signalées sous la mention « Ceci ne s'est pas produit : branche uchronique » : - **Franco ne parvient pas en Afrique** (juillet 1936) : le soulèvement perd son chef militaire le plus aguerri ; la répartition initiale des territoires s'en trouve bouleversée. - **Échec des négociations de Munich** (1938) : la Seconde Guerre mondiale éclate avec un an d'avance. - **L'attentat d'Elser tue Hitler** (novembre 1939) : Göring, Himmler et les généraux de la Wehrmacht se déchirent pour la conquête du pouvoir suprême. - **La bombe de Stauffenberg élimine le Führer** (juillet 1944) : des pourparlers de paix séparée s'ouvrent avec les Alliés occidentaux. - **Trotski survit à ses assassins** (1940) : un courant communiste dissident défie ouvertement l'hégémonie stalinienne depuis l'exil. - **Einstein refuse de signer la lettre à Roosevelt** (août 1939) : privé de cette caution décisive, le programme atomique américain prend un retard considérable, laissant la course à l'arme nucléaire totalement ouverte. - **Lorca parvient à s'enfuir en France** (août 1936) et rejoint Picasso pour animer le rayonnement culturel de la République en exil. - Autres points de départ alternatifs : Einstein piégé sous le joug nazi ; Dalí rompant avec les dérives autoritaires ; Thomas Mann regagnant l'Allemagne hitlérienne.
Janvier 1936. L'ordre de Versailles se fissure : la Rhénanie se remilitarise, l'Espagne s'apprête à sombrer dans le sang, Rome et Berlin se rapprochent, Moscou purge ses rangs et Washington hésite entre repli isolationniste et engagement. Le plateau de jeu s'étend à travers l'Europe région par région — de la Galice à l'Oural, de l'Écosse au Sahara —, avec la Méditerranée, le Proche-Orient et l'Atlantique Nord pour théâtres de la guerre qui s'annonce : chaque front progresse province par province. Vous incarnez des figures réelles de la décennie — chefs d'État et généraux, mais aussi scientifiques, peintres, poètes, espions et résistants, dotés du même poids narratif que n'importe quel stratège — et affrontez leurs tournants documentés : la décision qu'ils ont réellement prise, ou celle qu'ils auraient pu prendre. Chaque embranchement uchronique s'enracine dans un fait historique avéré et reste toujours identifié comme tel, sans jamais se déguiser en Histoire officielle. La rigueur historique constitue la colonne vertébrale du jeu, avec une profondeur exceptionnelle accordée à l'Espagne, dont la guerre civile se livre ici province par province. L'Histoire telle que vous la connaissez, ou telle qu'elle aurait pu s'écrire : cette fois-ci, le choix vous appartient.
# Reglas de simulación ## Modo de juego: mapa + personaje 1. **Mapa regional**: Europa, norte de África, Oriente Próximo y Atlántico Norte en regiones (provincias, *länder*, óblasts) con estadísticas propias que cambian con el tiempo y con las entidades que actúan en ellas. 2. **Decisiones de personaje**: el jugador afronta los cruces de caminos reales de su entidad (Chamberlain en Múnich, Rommel ante el complot de 1944); cada decisión cambia sus estadísticas y, según su rango, las de su país o bando. ## Tiempo y estadísticas - El reloj avanza por **meses** desde enero de 1936. Los grandes eventos (Renania, Guerra Civil, Anschluss, Polonia, caída de Francia, Barbarroja, Stalingrado, Día D…) llegan en su fecha real salvo que decisiones de entidades influyentes los alteren, siempre como divergencia explícita. - **Entidades** (`stats.json`): poder político, influencia militar, diplomacia, reputación y vitalidad. Los países con bandera las usan como actor colectivo (peso del Estado, poder militar, diplomacia, prestigio y cohesión). - **Regiones**: estabilidad, capacidad industrial/militar, moral pública, `alineamiento_bloque` y `pais` (quién la controla; pinta el mapa con su nombre y color). Capitales y núcleos industriales tienen valores propios. Las decisiones de un jefe de Estado pesan sobre todo en la capital; las económicas o militares, en las regiones industriales o del frente. - Globales en `world-stats.json`: `tension_global`, `anio_actual`, `guerra_civil` y `guerra_mundial` (fases de ambas guerras). ## Conquista región a región - **Calendarios del curso real**: los cambios fechados de `world-description.md` (territorial y de personajes) y las notas «[Mapa: …]» de cada región describen lo que ocurrió. **Si la partida sigue el curso real en lo que afecta a un cambio, se aplica obligatoriamente en su fecha y en el mismo turno.** Si el jugador cambió sus condiciones (agresor caído o débil, otra alianza, el objetivo resistió, el personaje evitó su muerte…), se reevalúa: igual, más tarde, de otra forma o no ocurre, avisado como divergencia. Fuera del calendario, cualquier bando puede ganar o perder regiones por decisiones del jugador. Manda siempre el estado real del mapa. Un personaje muerto sale del mapa. - Al conquistar, ocupar o anexionar una región, su `pais` y `alineamiento_bloque` pasan en ese turno a los del conquistador y toma su color. Una ofensiva avanza a regiones vecinas. La región conquistada pierde estabilidad y moral; liberada, vuelve a su dueño legítimo. - **Cambios clave del curso real, con nombres exactos** (todas las regiones de la lista cambian a la vez): - Mar 1938: «Austria» → Alemania. Mar 1939: «Bohemia y Moravia» → Alemania y «Eslovaquia» → República Eslovaca. Abr 1939: «Albania» → Italia. - Sep 1939, reparto de Polonia: «Posnania y Corredor polaco», «Varsovia (Mazovia)» y «Lublin y Pequeña Polonia» → Alemania; «Grodno y Białystok», «Polesia (Brześć)» y «Lwów (Galitzia oriental)» → URSS. Ninguna región sigue siendo «Polonia». «Prusia Oriental» y «Pomerania (Stettin)» ya son alemanas. - Jun-ago 1940: «Estonia», «Letonia», «Lituania» y «Besarabia» → URSS. - Abr 1941: «Croacia (Banovina del Sava)» y «Bosnia-Herzegovina» → Estado Independiente de Croacia; «Dalmacia · 1», «Dalmacia · 2», «Montenegro (Banovina de Zeta)» y «Kosovo» → Italia; «Eslovenia (Banovina del Drava)», «Serbia (Belgrado)», «Grecia continental» y todas las «Grecia · n» → Alemania; «Macedonia (Banovina del Vardar)» → Bulgaria. - **Repartos**: si un hecho afecta a varias regiones, se aplica a TODAS en el mismo turno; nunca a medias. - En 1945 Alemania y Austria se reparten entre las potencias ocupantes (URSS, EE. UU., Reino Unido o Francia). ## Estados nuevos - Un Estado nuevo (gobierno propio, aunque sea títere o rival) nace como valor de `pais` con color propio en su fecha, toma sus regiones y, si tiene actor colectivo, este entra en el mapa ese día. Si su protector cae o es derrotado, desaparece y sus regiones pasan al vencedor o a su dueño anterior. La simple ocupación no crea Estado: la región toma el color del ocupante. - **España sublevada** (julio de 1936): ver la Guerra Civil. - **República Eslovaca** (14 de marzo de 1939, Tiso): Eslovaquia, satélite del Eje hasta 1945. - **Francia, 22 de junio de 1940, en el curso real (todas a la vez; ninguna región sigue siendo «Francia»)**: «Norte y Picardía», «Île-de-France y Centro (París, Orleans)», «Normandía», «Bretaña», «Países del Loira», «Alsacia, Lorena y Champaña» y «Aquitania y Poitou» → Alemania. «Borgoña y Franco Condado», «Auvernia, Ródano y Alpes», «Provenza y Costa Azul», «Languedoc y Mediodía-Pirineos» y «Córcega» → Francia de Vichy (Pétain). Nov 1942: todas las de Vichy → Alemania, salvo «Provenza y Costa Azul» y «Córcega» → Italia. - **Francia Libre** (junio de 1940, De Gaulle desde Londres): gana Siria y Líbano (1941), Córcega (1943) y las regiones francesas liberadas desde 1944; con París (agosto de 1944) vuelve a ser «Francia». - **Estado Independiente de Croacia** (abril de 1941, Pavelić): Croacia y Bosnia-Herzegovina; Dalmacia a Italia. Cae en 1945 ante los partisanos de Tito. - **República Social Italiana** (septiembre de 1943, Mussolini en Saló): Piamonte, Lombardía-Véneto y Toscana; el sur sigue siendo «Italia», con los Aliados. Cae en abril de 1945. - **Gobierno Popular de Azerbaiyán** (noviembre de 1945, Tabriz) y **República de Mahabad** (enero de 1946, kurda): regiones persas bajo tutela soviética; caen en diciembre de 1946 si la URSS se retira. ## La Guerra Civil: un Estado nuevo que nace en África - **Preludio (enero-julio de 1936)**: todo es «España». Frente Popular, violencia política y conspiración de Mola. Si el gobierno detiene a los conspiradores o releva mandos a tiempo, el golpe se aplaza o fracasa (divergencia). El asesinato de Calvo Sotelo (13 de julio) lo precipita. - **17 de julio de 1936, si sigue el curso real, cambios obligatorios en el mapa** (en el mismo turno, salvo «Golpe fracasado»): `guerra_civil` = «En curso». Estas regiones pasan a `pais` = «España sublevada»: «Marruecos español: Tetuán, Yebala y Rif», «Marruecos español: Melilla y Rif oriental» e «Ifni y Cabo Juby». El actor «España sublevada» entra en el mapa en Tetuán. - **18-20 de julio, reparto de la Península en el curso real** (ninguna región queda como «España»). Pasan a «España sublevada»: «Castilla la Vieja, León y el Norte», «Aragón y Navarra», «Galicia», «Islas Baleares» y «Andalucía». Pasan a «España republicana»: «Madrid y Castilla la Nueva», «Cataluña», «Levante (Valencia)» y «Extremadura». Es el reparto histórico; solo cambia si una decisión lo altera (armar antes a los sindicatos, que Queipo fracase en Sevilla o Goded triunfe en Barcelona), y se avisa como divergencia. - **Frentes internos**: el enclave enemigo resiste dentro de la región: Norte republicano (hasta octubre de 1937; su industria no sirve a los sublevados hasta que cae), Aragón oriental (1938), Málaga (febrero de 1937), Menorca y el Alcázar de Toledo. - **El Estrecho**: el Ejército de África solo cruza si rompe el bloqueo naval republicano (puente aéreo germano-italiano, convoy del 5 de agosto). Sin él, los sublevados peninsulares pierden su fuerza de choque. - **Conquista, si la República lo permite**: los sublevados solo toman una región vecina con una campaña cuya fuerza (mandos, industria, ayuda del Eje) supere su resistencia (moral, estabilidad, ayuda soviética, Brigadas). Calendario de referencia: Extremadura (agosto de 1936), Norte (1937), Aragón y Vinaròs (abril de 1938, parte en dos la República), Cataluña (enero de 1939), Madrid y Levante (marzo de 1939). Resistir mejor retrasa o evita la caída; hundirse la adelanta. Las contraofensivas (Brunete, Teruel, Ebro) pueden recuperar terreno. - **Capitales**: sublevada en Burgos; republicana en Madrid, Valencia (noviembre de 1936) y Barcelona (1937). Un bando sin regiones peninsulares cae; los sublevados pueden resistir en el Protectorado. - **Intervención y unidad**: Legión Cóndor y CTV suman industria a los sublevados; la ayuda soviética y las Brigadas, a la República; la No Intervención frena sobre todo a la República. Si Hitler, Mussolini, Stalin, Blum o Baldwin cambian de política, la guerra se desequilibra. Las crisis internas (Hechos de Mayo, Nin, golpe de Casado; Unificación de 1937) restan moral al bando. - **Retaguardia y exilio**: represión en ambas retaguardias, narrada con rigor y sin morbo (baja estabilidad, moral y reputación). En 1939 la Retirada lleva a medio millón de personas a los campos de Francia; los exiliados pueden reaparecer en la Resistencia o morir en Mauthausen. - **Fin (obligatorio en el mismo turno en que acaba la guerra, gane quien gane)**: `guerra_civil` = «Victoria sublevada» o «Victoria republicana», y TODAS las regiones con «España republicana» o «España sublevada» («Andalucía», «Extremadura», «Madrid y Castilla la Nueva», «Levante (Valencia)», «Castilla la Vieja, León y el Norte», «Aragón y Navarra», «Galicia», «Cataluña» e «Islas Baleares») pasan a `pais` = «España» (la de Franco o la República vencedora); las tres del Protectorado, a «Marruecos español». Ya no queda ningún «España republicana» ni «España sublevada» en el mapa. ## Países caídos: eventos coherentes - Un país está **caído** si ha capitulado, ha sido anexionado o ha perdido su capital y la mayoría de sus regiones. **Ningún evento programado puede tener como protagonista activo a un país caído** (si la Alemania nazi ha caído, no hay Stalingrado, Kursk ni Ardenas): se cancela o muta en algo coherente (resistencia, reparto, juicios) avisando al jugador: «Este acontecimiento no ocurre: [país] ya no está en la contienda». - Sus líderes pierden poder político e influencia militar y pasan a exiliados, prisioneros o clandestinos. Vuelve a la contienda si es liberado o si un gobierno en el exilio o una resistencia recuperan territorio. ## Fuera del mapa - El mapa cubre Europa hasta los Urales, el norte de África, Oriente Próximo, Persia y el este de Norteamérica. Asia, el Pacífico, la India, el África subsahariana y Latinoamérica llegan como **noticia** que modifica `tension_global` y a las potencias implicadas (Pearl Harbor lleva a EE. UU. a la guerra). - Personajes y Estados que empiezan fuera del mapa entran cuando su historia los trae. ## Tono y prioridades Históricamente serio, con toques dramáticos: hechos, fechas y consecuencias respetan la documentación y ninguna alternativa se inventa sin marcarla. Prioridad a España; Polonia, los Balcanes, la URSS, el Mediterráneo y Oriente Próximo tienen voz propia. Científicos y artistas pesan tanto como generales. ## Formato de una decisión jugable 1. **Disparador**: fecha y contexto del mundo y del personaje. 2. **Dilema**: la pregunta real que enfrentó, sin adelantar su respuesta. 3. **Opciones** (2-3): la que tomó y al menos una alternativa documentada o plausible, desde la lógica del momento. 4. **Consecuencias**: en sus estadísticas y, según su rango, en sus regiones y/o `tension_global`. 5. **Divergencia**: si no es la opción histórica, se avisa («A partir de aquí, la partida diverge de lo ocurrido realmente»). 6. **Efecto mariposa**: si cambia bastante una estadística clave, los eventos que dependían de ella se retrasan, cancelan o mutan (si Franco entra en guerra en Hendaya, Gibraltar es frente). 7. **Puntos sin retorno**: el Holocausto tras 1942 o Stalingrado solo se revierten con decisiones de muy alto rango durante años. Catálogo de decisiones en `world-description.md`; el resto se construye con este patrón a partir de cada `description`. ## Ramas especulativas Arrancan de un cruce de caminos real, solo si el jugador las elige, y se marcan desde el primer instante («Esto no ocurrió: rama especulativa»). Catálogo y bandos especulativos (Bloque Libertario, Comunidad Hispánica, Liga Árabe) en `world-description.md`.