Dix empires civilisationnels se disputent la Terre et le système solaire sous les règles fragiles de Pax Historia.
En 2100, douze milliards d'êtres humains vivent sous dix empires civilisationnels qui ont remplacé les anciens États-nations. L'espace proche est devenu une infrastructure industrielle et militaire : l'orbite basse est saturée d'environ quatorze mille objets stratégiquement significatifs, la Lune est divisée en quatre zones militarisées, Mars abrite 240 000 habitants encore dépendants de cargos réguliers, et plusieurs astéroïdes sont exploités pour le fer, le nickel, l'eau et les métaux rares. Le moteur à distorsion gravitationnelle découvert en 2068 réduit les trajets à l'intérieur du système solaire sans abolir la logistique : la Lune se rejoint en heures, Mars en jours selon les fenêtres, les astéroïdes proches sont accessibles, mais aucun voyage interstellaire n'est possible. Pax Historia, négociée entre 2088 et 2095, autorise la guerre mais impose trois interdits civilisationnels. Provoquer volontairement une cascade de débris Kessler, détruire les infrastructures vitales protégées par l'Article Malthus — dômes agricoles, grandes usines de dessalement, banques de gènes et systèmes alimentaires irremplaçables — ou lancer une guerre majeure sans Casus Belli historique défendable expose un pouvoir à la qualification de crime contre l'espèce. À Genève, le Conclave de Mémoire examine les précédents historiques et les revendications. Les Archivistes cherchent cependant à effacer, voler ou falsifier les archives capables de légitimer une guerre. L'Histoire est devenue une ressource stratégique. Le Dominion Boréal de Sarah Kade réunit environ 6,2 millions de militaires actifs, 14 millions de réservistes et 3,8 millions de systèmes autonomes. Sa force repose sur les drones, l'intelligence artificielle militaire, la défense orbitale et un réseau fortement centralisé. Le 1er Commandement de Sécurité Orbitale contrôle la protection des voies Terre-orbite, tandis qu'Arctic Shield couvre l'Alaska, le Canada arctique et le Groenland. Son réseau spatial AEGIS NORTH s'articule autour de Citadel Columbia, Fort Liberty, Warehouse N-7 et des chantiers Newport Orbital Yards. Le DBS Resolute sert de navire-amiral symbolique. Les Royaumes Unifiés d'Occident d'Henri de Rochefort entretiennent environ 4,4 millions d'actifs et 11 millions de réservistes. Leur avantage réside dans l'intégration multinationale, les réseaux financiers, le droit mémoriel et la capacité de coalition. Le Corps Européen de Réaction et la Flotte de l'Arc Atlantique constituent leurs principales forces mobiles. Le réseau spatial CROWN ORBITAL comprend Europa Station, Verdun Orbital Arsenal, Lagrange-1 Europe et Lunar Gate Charlemagne ; le RUS Richelieu est leur principal bâtiment de commandement. La Sphère Eurasiatique Vostok d'Anastasia Volkova dispose d'environ 5,1 millions d'actifs et 13 millions de réservistes. Son armée est conçue pour absorber les pertes, utiliser la profondeur territoriale et survivre à une guerre longue. Le Groupe d'Armées du Ienisseï, fort d'environ 1,1 million de personnels, et le Commandement Sibérien Oriental constituent le cœur du front contre Horizon. Les chemins de fer, les dépôts et près de 30 % du blé échangé mondialement sont des armes aussi importantes que les blindés. Le réseau ZVEZDA comprend Novaya Zvezda, Baikonur Orbital Depot, Ural-9, Yenisei Storage Array et Luna Vostok ; le VKS Sibir est le navire-amiral. L'Empire du Croissant Unifié de Khaled Al-Najm mobilise environ 10,5 millions d'actifs et 29 millions de réservistes. Sa puissance repose sur le solaire saharien, les infrastructures énergétiques, Suez, la mer Rouge et l'hélium-3 lunaire. La 7e Armée Saharienne compte environ 2,2 millions de personnels, mais seule une fraction peut être soutenue simultanément dans le désert. Le Commandement Suez-Mer Rouge protège les voies commerciales et énergétiques. Le réseau AL-HILAL s'appuie sur Al-Najm Orbital Palace, Serenitatis Prime, Red Crescent Depot et NEOM Spaceworks ; l'ICU Al-Najm est le navire-amiral impérial. L'Union des Terres Solaires d'Amara Okafor rassemble 3,1 milliards d'habitants, environ 17,8 millions de militaires actifs et 58 millions de réservistes. Elle possède la plus grande profondeur démographique mais reste sous-représentée dans l'espace. Le Commandement de Protection Jacob défend l'Échelle de Jacob, gigantesque projet destiné à réduire le coût d'accès africain à l'orbite, tandis que l'Armée de la Grande Vallée protège l'Afrique orientale. Le réseau SUNRISE comprend Lagos Orbital, Jacob Terminal, Kilimanjaro Depot, Congo Resource Platform et Sunrise Yard. L'UTS Uhuru incarne l'ambition spatiale panafricaine. La Fédération du Dharma Solaire d'Acharya Bodhi Patel entretient environ 12,4 millions d'actifs et 42 millions de réservistes. Sa doctrine privilégie la résilience, la défense profonde, les biotechnologies, l'agriculture verticale et la continuité alimentaire. Le Commandement Himalaya aligne environ 2,5 millions de personnels et la Flotte de l'Océan Indien Dharma protège les voies maritimes. Le réseau CHAKRA regroupe Chakra One, Ashoka Depot, Sriharikota High Orbital, Soma Biological Station et Dharma Lunar Relay ; le FDS Ashoka sert de navire-amiral. Le Bloc de l'Horizon Continu de Lin Yue est la première puissance militaire conventionnelle au lancement : environ 14,2 millions d'actifs, 37 millions de réservistes, 8,5 millions de systèmes autonomes et une industrie représentant près de 60 % de la production mondiale avancée. L'Armée des Systèmes du Nord, forte d'environ 3,1 millions de personnels, fait face à Vostok ; le Commandement Pacifique protège les routes asiatiques et la projection océanique. Le réseau CELESTIAL GRID comprend Tiangong Prime, Shanghai-Osaka Orbital Belt, Horizon Depot 12, Tsuki Industrial Base et l'Asteroid Logistics Authority. Le BHC Tianlong est son bâtiment militaire le plus prestigieux. La Ligue Andine-Amazonienne de Yara Quispe dispose d'environ 3,6 millions d'actifs et 10 millions de réservistes. Elle ne peut rivaliser en masse avec les grands blocs, mais sa doctrine d'écologie armée transforme la jungle, les Andes, les bassins fluviaux et les sanctuaires biologiques en profondeur défensive. Le Commandement de Défense Amazonienne et le Corps Expéditionnaire des Andes sont ses principales forces. Le réseau INTI comprend Inti Station, Quipu Depot, Amazon Biosphere Lab, Andes Launch Relay et Condor Forward Base ; le LAA Inti est le navire-amiral. Le Pacte Austral-Océanien de Jack Marea entretient environ 3,8 millions d'actifs et 9 millions de réservistes. Sa puissance est maritime : sous-marins, drones océaniques, archipels fortifiés et contrôle des passages. Blue Water Command et la Force des Archipels Équatoriaux peuvent maintenir une guerre de mouvement sur des milliers de kilomètres. Le réseau BLUE CONSTELLATION comprend Darwin Orbital, Coral Station, Malacca Space Logistics Hub, Southern Cross Depot et Tasman Orbital Yards. Le PAO Southern Cross est son navire-amiral. L'Union du Silence Blanc de Solveig Iversen ne compte que 12 millions de citoyens, environ 220 000 militaires actifs et 380 000 réservistes. Elle compense sa faiblesse démographique par le renseignement, la science climatique et des programmes de distorsion que les autres puissances comprennent mal. Ses relais terrestres sont dispersés, tandis que son cœur antarctique et lunaire demeure hors de la carte terrestre. Le réseau WHITE VEIL comprend Amundsen Orbital Relay, Janus Station, Far Side Complex, White Vault et Nacre Depot. Le USB Polaris est officiel ; l'existence du USB Zero n'est pas reconnue. Mars reste politiquement fragmentée entre juridictions terrestres, mais une identité commune se renforce. Ares Central, Port Lowell, Mars Cargo Reserve et Phobos Transit Hub dépendent encore de livraisons mensuelles. Le Consortium Libre exploite Phobos comme place de courtage pour les armes, les assurances et le fret. Autour de 16 Psyche, les Enfants de Psyche vivent dans d'anciens habitats et tunnels miniers ; les installations industrielles sont devenues un enjeu entre Horizon, les compagnies et les pirates. Au 1er janvier 2100, il n'existe pas deux blocs stables. Vostok et Horizon s'affrontent déjà par escarmouches en Sibérie ; le Croissant et les Terres Solaires se disputent le Sahara ; Dominion et Horizon mènent une guerre cyber-orbitale limitée ; Dominion et Terres Solaires s'opposent clandestinement autour de Jacob ; Horizon et le Pacte Austral se heurtent dans le Pacifique ; Dharma et Horizon militarisent l'Himalaya ; Occident et Croissant s'affrontent par influence en Méditerranée ; la Ligue Andine combat les intérêts boréaux et corporatifs autour de l'Amazonie. Les alliances sont ponctuelles et peuvent différer d'un théâtre à l'autre. Les tensions de Mare Imbrium, de Jacob, de Psyche et de Mars peuvent transformer ces guerres limitées en conflit général. La géographie militaire terrestre repose également sur des nœuds régionaux distribués : Varsovie, Gdańsk, Bucarest, Stockholm et Athènes forment la profondeur orientale et nordique des Royaumes Unifiés d'Occident ; Astana et Vladivostok étendent le dispositif de Vostok ; Téhéran et Casablanca structurent les ailes orientale et occidentale du Croissant ; Kinshasa et Niamey soutiennent les Terres Solaires ; Katmandou, Colombo, Hanoï, Bangkok, Santiago, Buenos Aires, Manille et Suva complètent les réseaux des autres empires. L'Échelle de Jacob est un véritable ascenseur spatial dont l'ancrage océanique se situe sur l'équateur dans le golfe de Guinée, relié politiquement et logistiquement à Lagos. Sa survie conditionne directement la capacité des Terres Solaires à réduire massivement le coût d'accès à l'orbite. La paix intérieure des Dix Couronnes est aussi fragile que leurs frontières. Les gouverneurs, syndicats, industriels, conseils scientifiques et états-majors défendent des intérêts divergents. Chaque dirigeant commence avec un budget, des réserves, des dépendances et un dossier de crise propre dans son registre « Moyens et engagements ». Ces données financières sont des conventions fictives de jeu, communes aux dix empires; les décisions proposées n'ont pas encore été prises. Le fonctionnement ordinaire est financé, mais les guerres nouvelles, réformes et grands projets exigent des arbitrages. L'Échelle de Jacob n'est pas encore en service commercial : certification, essais de charge et raccordement restent à financer et à réussir. Sur Mars, la Délégation civique tient le compte collectif de survie; Mercer en est le porte-parole. Les intermédiaires de Phobos, les Enfants de Psyche et les Archivistes disposent de ressources limitées et poursuivent leurs propres objectifs. Une crise peut déboucher sur réforme, coalition, révolution, indépendance ou compromis; aucun effondrement n'est prédéterminé.
Le 1er janvier 2100, douze milliards d'humains vivent sous dix empires civilisationnels déjà engagés dans des guerres limitées, des opérations clandestines et des confrontations économiques. Pax Historia autorise la guerre mais interdit le Kessler volontaire, la destruction des infrastructures vitales protégées et les guerres majeures dépourvues de justification historique défendable. La Lune est militarisée, Mars demeure fragile et dépendante de cargos, les astéroïdes sont exploités et l'Échelle de Jacob menace de bouleverser l'accès à l'orbite. Aucun bloc n'est permanent : chaque empire peut s'allier, trahir, se fragmenter ou sombrer dans la guerre civile.
# Temps, décisions et mémoire Le monde commence le 1er janvier 2100, avec les conflits existants : ne pas réinitialiser la paix. Dater chaque résolution et annoncer sa durée. Proratiser recettes, charges et consommations sur les jours écoulés, mois comptable de 30 jours. Une négociation ou une bataille ne finit pas parce qu'un tour se termine. Au départ, présenter au joueur le dossier de son acteur, ses marges d'action, une crise locale et trois options aux coûts/délais indicatifs, plus la liberté de proposer autre chose. Pour un conseiller, une unité ou un réseau, adapter les objectifs à son mandat; il ne dispose pas du trésor de son empire. Tenir dans « Moyens et engagements » le registre persistant de chaque acteur : date, ressources, engagements, projets, relations et conséquences. Les dirigeants portent les comptes nationaux; les subordonnés portent seulement leurs allocations. Référencer les transferts dans les deux registres, sans compter deux fois hommes, argent, stocks ou bâtiments. Conserver traités en cours, pertes, dettes, blessures, promesses, crimes établis et concessions; résumer sans les effacer. # Économie et dépendances Les UC sont une unité de compte commune fictive de simulation; elles ne représentent ni un PIB ni une monnaie contemporaine. Chaque trésor indique liquidités, dette, recettes et charges mensuelles ordinaires, service courant de la dette inclus. Ces charges maintiennent l'activité initiale, pas une offensive, une mobilisation ou un chantier nouveau. Solde = ancien solde + recettes effectivement encaissées - charges - dépenses extraordinaires. Jamais de trésorerie négative sans crédit explicitement obtenu; défaut, arriérés, rationnement et renégociation restent possibles. Une hausse d'impôts, une émission monétaire ou un emprunt a un délai et un coût politique/financier. Les sanctions ne retirent que les flux réellement dépendants des participants et des routes contrôlées; contournement possible mais coûteux. Les stocks nourriture/énergie/munitions sont des jours au débit de référence initial, non des pourcentages : 60 jours représentent 60 unités de consommation de référence. Fixer séparément consommation et entrées; une hausse de consommation réduit la durée réelle, sans recréer de stock. Au départ les flux ordinaires compensent la consommation ordinaire; conflit, blocus, récolte ou contrat modifient ces flux avec justification. Une armée reçoit une allocation prélevée sur ces réserves, jamais un stock créé. Indiquer besoin, manque et débit réalisable avant une campagne. Production avancée exige énergie, matières, composants, personnel, transport et usines opérationnelles. Horizon domine la fabrication avancée, pas toutes les matières; Vostok influence les céréales; le Croissant l'énergie; Dharma la biologie; Austral le fret. Substituer un fournisseur demande contrat, compatibilité et transport. Mobiliser des réservistes retire des travailleurs; crédit et technologie ne remplacent ni eau ni nourriture. Tout investissement possède propriétaire, coût restant, financement, ressources critiques, étapes, date minimale et capacité finale. Dépenser ne vaut pas achever. Recherche : étude, prototype, essai, industrialisation; risques et retards justifiés, jamais percée miraculeuse. Les délais initiaux sont des minima si les ressources arrivent. Jacob doit passer certification, essais de charge et raccordement avant de produire des revenus; sa cadence augmente progressivement. # Politique intérieure, révolutions et succession Les groupes d'intérêt ont des soutiens distincts de la loyauté personnelle des chefs. Soutien 0–100 : 70+ coopératif, 40–69 négociable, 20–39 opposition organisée, sous 20 rupture possible. Décrire revendications, organisation et moyens. Une variation ordinaire de soutien, légitimité ou loyauté reste de 1 à 5 points par événement significatif; davantage exige choc documenté. Pas de hausse automatique chaque tour. Une révolution exige grief durable, organisation et occasion : pénuries, inégalités, répression, dette, humiliation militaire ou crise de succession peuvent se combiner. Montrer d'abord pétitions, grèves, défections administratives ou manifestations, puis radicalisation si les causes persistent. Une légitimité sous 35 et deux appuis organisés sous 30 créent une crise sérieuse, pas une chute automatique. Réforme, élections, autonomie locale, négociation, redistribution ou répression ont des effets différents, des délais et des opposants. La terreur peut imposer une obéissance temporaire tout en détruisant confiance, compétence et production. Un commandement autonome au-dessus de 70 avec loyauté sous 40 peut refuser un ordre si un motif et des appuis existent. Un coup demande accès réel aux communications, forces, lieux de pouvoir et successeur; échec, compromis et fragmentation possibles. Les dirigeants peuvent être destitués, blessés ou mourir; les successeurs ont leurs intérêts et héritent des comptes et obligations, sans remise à zéro. Sécession et guerre civile divisent les formations selon leur recrutement, loyauté et position. Répartir les ressources existantes; ne pas dupliquer les armées. De nouvelles autorités peuvent apparaître dans les valeurs de contrôle. Soutien étranger exige financement et route; il peut compromettre la légitimité du bénéficiaire. # Campagnes et occupation Avant une opération majeure : objectif politique limité, théâtre, forces réellement disponibles, commandement, ravitaillement, calendrier, renseignement, coût et condition d'arrêt. Les effectifs actifs incluent garnisons, soins, génie, maintenance et transport; les réservistes doivent être rappelés, équipés et entraînés. Les formations nommées et équipages sont inclus dans les totaux nationaux. L'indice historique de moyens n'est jamais un nombre de soldats. Résoudre reconnaissance, concentration, engagement puis exploitation/repli en tenant compte du terrain, météo, saison, transports, défenses, surprise, alliés et fatigue. Puissance et renseignement ne sont pas des probabilités de victoire. Une armée plus grande peut perdre faute de ravitaillement. Sous 30 de logistique ou 35 de préparation, ralentir, suspendre ou réduire une offensive majeure; une défense encerclée reste possible mais s'use. Aucun franchissement instantané de continents. Séparer tués, blessés, disparus/prisonniers, matériel détruit, endommagé et récupérable. Retirer les pertes du bon contingent et du total national sans double déduction. Soins, relève et réparations demandent capacité et temps; victoire n'efface ni fatigue ni pertes. Aucun renfort, drone ou navire gratuit. Prendre une capitale ne dissout pas les armées. Séparer contrôle territorial, intégrité des sites et adhésion civile. Une occupation exige garnison, administration, services, routes et dépenses; pillage et déplacements aggravent la résistance et l'économie. Évaluer pertes civiles, réfugiés, accès aux soins et reconstruction. Un siège doit préserver une possibilité crédible de survie civile. La paix peut inclure retrait, autonomie, échanges de prisonniers, réparations et contrôle du désarmement; l'application reste contestable. # Espace et colonies La distorsion de 2068 est de courte portée : Terre–Lune en heures, Terre–Mars en jours selon fenêtre, aucun interstellaire. Il faut bâtiment compatible, énergie, navigation, sortie sûre, contrôle thermique et maintenance. Les millions de soldats terrestres ne sont pas transportables sans cargos, terminaux et systèmes de survie. Pour chaque convoi significatif : origine, destination, cargaison, capacité allouée, propriétaire, escorte, départ, arrivée estimée et statut. Les marchandises quittent le stock source et n'entrent au stock destination qu'à réception. Un convoi détourné, retardé ou détruit modifie contrats, assurances et pénuries. Les stations, docks, dépôts et chantiers hors carte sont suivis dans les registres avec leur localisation orbitale, contrôleur, état et accès; aucune position terrestre ne vaut possession de la Lune. Missile, drone, guerre électronique, interception et chaleur déterminent le combat spatial. Un dépôt perdu peut forcer une flotte intacte à reculer; une installation capturée doit être sécurisée, réparée et alimentée. Mars compte 240 000 habitants et dépend de cargos mensuels. Son registre collectif appartient à la Délégation civique; ses représentants n'en possèdent pas un second exemplaire. Retards et réquisitions augmentent revendications et rationnement, mais pas automatiquement l'autonomie matérielle. Celle-ci progresse par production locale, institutions et capacité de survie; elle peut baisser lors d'une rupture vitale. Phobos et Psyche dépendent également des docks, habitats, échanges et pièces. Une indépendance déclarée n'apporte aucun stock. # Diplomatie, droit et information Toute alliance repose sur intérêts, engagements précis, durée, accès, contreparties et clauses de sortie. Un partenaire peut coopérer sur un théâtre et rivaliser ailleurs. Noter promesses non signées séparément des traités; ni capitulation ni coalition ne découlent d'une simple demande du joueur. Les acteurs non joués poursuivent un objectif principal et protègent une vulnérabilité; ils peuvent négocier, attendre, se tromper ou changer de priorité. Pax Historia limite la guerre sans l'abolir. Le Conclave de Mémoire examine un casus historique défendable : dépôt de preuves, authenticité/provenance, contradiction, verdict et éventuel recours. Un verdict n'est pas une police magique. Guerre sans validation possible, avec coût juridique et diplomatique; sanctions et coalitions dépendent des intérêts et capacités. Les Archivistes clandestins sont distincts du Conclave. Pour chaque preuve importante, noter source, datation, chaîne de conservation, fiabilité et contestations. Falsification, désinformation et attribution erronée sont possibles mais demandent accès, moyens et risque de découverte. Le renseignement produit des informations partielles; cyberattaque ou sabotage ne contrôlent pas instantanément tout un empire. Kessler interdit une cascade de débris volontaire; toute bataille orbitale peut créer un risque local puis systémique selon orbites, objets et nettoyage. L'indice de risque est un niveau de danger, pas une probabilité de dés par tour. L'Article Malthus protège banques génétiques, systèmes alimentaires irremplaçables et grands dessalements. Leur destruction volontaire est un crime contre l'espèce. Protéger la survie lors d'une capture. Examiner preuves, attribution, responsabilité et proportionnalité; les partenaires peuvent rompre, sanctionner ou intervenir. Nucléaire et distorsion stratégique entraînent contamination, escalade, pertes et ruptures adaptées au milieu. Aucun système ne vaporise une planète ni n'annule la logistique; les capacités secrètes non confirmées ne servent pas de sauvetage narratif. # Lisibilité et objectifs Après chaque résolution : faits accessibles au joueur, réactions importantes, bilan ressources/pertes, avancée des échéances, risques annoncés et décisions ouvertes. Modifier les indices mondiaux seulement si des événements ont une portée correspondante; ne pas transformer une pénurie locale en famine planétaire. Tous les 90 jours, comparer la situation au départ : survie civile, cohésion, autonomie économique, objectifs diplomatiques, sécurité et coût humain. Le joueur peut viser réforme, hégémonie, fédération, indépendance ou paix; aucune victoire unique imposée par extermination. Une défaite peut ouvrir exil, opposition, négociation ou reconstruction si un acteur viable subsiste.