Tous les événements politiques, économiques et sociaux entre le 1er juin 1980 et le 1er octobre 2026, ainsi que le coup d'État militaire de 1980
1er juin 1980 : La Turquie est plongée dans une violence incessante, qui perdure depuis le mémorandum de 1971 et les états de siège de 1978-79. Les groupes armés de droite et de gauche s'affrontent dans les rues, les universités et sur les lieux de travail ; une vingtaine d'assassinats politiques ont lieu quotidiennement et la loi martiale est en vigueur dans vingt provinces. Le gouvernement minoritaire de Süleyman Demirel survit grâce au soutien extérieur du MSP et du MHP ; face au CHP de Bülent Ecevit, le Parlement est dans l'impasse. Le mandat du président Korutürk a expiré et, malgré des dizaines de tours de scrutin, aucun nouveau président n'a pu être élu ; le président du Sénat, Çağlayangil, assure l'intérim. Le mémorandum adressé par les commandants à Demirel et Ecevit le 27 décembre 1979 n'est pas oublié. Les mesures du 24 janvier, préparées par Turgut Özal, sont appliquées avec l'aide du FMI : inflation galopante dépassant les 100 %, crise de la dette extérieure, pénuries de carburant et de nourriture, files d'attente. Le chef d'état-major Kenan Evren et les quatre commandants des forces armées (Ersin, Şahinkaya, Tümer, Celasun) maintiennent fermement la chaîne de commandement. À Çorum, les affrontements entre Alévis et Sunnites se poursuivent ; à Fatsa, le maire indépendant Fikri Sönmez mène une expérience de gestion locale avec des comités populaires, ce qui le place dans le collimateur des autorités. Le Devrimci Yol, le Dev-Sol, les Foyers idéalistes (Ülkü Ocakları), le syndicat DİSK et les milieux liés au MSP sont sur le terrain ; le PKK n'est qu'une petite organisation dans le Sud-Est, dont les dirigeants sont à l'étranger. Les maires CHP d'Ankara, d'Istanbul et d'İzmir (Ali Dinçer, Ahmet İsvan, İhsan Alyanak) tentent de maintenir leurs villes à flot. Le monde vit la dernière décennie de la guerre froide : révolution en Iran, crise des otages, invasion soviétique de l'Afghanistan, mouvement ouvrier en éveil en Pologne, tensions croissantes menant à la guerre Iran-Irak. La Turquie est le flanc sud-est de l'OTAN, liée par un accord de défense signé avec les États-Unis en 1980 ; la Grèce est en dehors de la structure militaire de l'OTAN et Chypre est divisée. Le monde extérieur observe silencieusement la situation en Turquie : Washington, Moscou, Londres, Bonn, Paris et Bruxelles attendent, selon leurs propres intérêts. CARTE ET APPARTENANCE. La carte est dessinée avec les frontières de 1980 : l'Union soviétique figure comme un grand bloc du Pacte de Varsovie, et l'Allemagne de l'Est se trouve au sein de la cellule Allemagne. Les couleurs d'appartenance indiquent les blocs de la guerre froide ; lorsque l'Union soviétique s'effondre en 1991, les cellules soviétiques passent sous de nouvelles appartenances. FLUX HISTORIQUE (déroulement par défaut ; ainsi se déroulent les événements si le joueur n'intervient pas) 1980 : Au matin du 12 septembre, l'armée prend le pouvoir en respectant la chaîne de commandement. Evren, Ersin, Şahinkaya, Tümer et Celasun forment le Conseil de sécurité nationale. Le Parlement et le gouvernement sont dissous, Demirel, Ecevit, Erbakan et Türkeş sont placés en garde à vue, les syndicats et les associations sont suspendus. L'amiral à la retraite Bülent Ulusu devient Premier ministre, et Özal vice-Premier ministre chargé de l'économie. Environ six cent cinquante mille personnes sont placées en détention ; les procès, les exécutions et la torture se poursuivent dans les prisons de Mamak, Metris et Diyarbakır. Le 22 septembre, la guerre Iran-Irak éclate ; la Turquie reste neutre et commerce avec les deux parties. En octobre, la Grèce réintègre la structure militaire de l'OTAN. En novembre, Reagan est élu président des États-Unis. 1981-82 : Reagan prend ses fonctions en janvier 1981. Le 13 mai 1981, une tentative d'assassinat est perpétrée contre le pape Jean-Paul II ; la piste menant à Mehmet Ali Ağca s'étend jusqu'en Turquie. En octobre 1981, les partis politiques sont dissous et une Assemblée consultative est formée. En novembre 1982, la nouvelle constitution est adoptée par référendum et Evren devient président. La crise des banquiers et les attaques de l'ASALA surviennent. En novembre 1982, Brejnev meurt et Andropov lui succède. 1983-84 : Lors des élections du 6 novembre 1983, le parti des généraux, le MDP, arrive troisième ; l'ANAP de Turgut Özal devient le premier parti et Özal prend la tête du gouvernement en décembre 1983. En novembre, la TRNC (République turque de Chypre du Nord) est proclamée. Lors des élections municipales de mars 1984, l'ANAP fait élire des maires tels que Bedrettin Dalan (Istanbul) et Burhan Özfatura (İzmir). Le 15 août 1984, le PKK mène ses premières attaques armées. À partir de décembre 1984, la Bulgarie impose par la force un changement de nom à sa minorité turque. Andropov meurt en février 1984 et Tchernenko en mars 1985. 1985-89 : En mars 1985, Gorbatchev prend la tête de l'Union soviétique ; la glasnost et la perestroïka, les sommets Reagan-Gorbatchev et le traité FNI de 1987 dénouent la guerre froide. En avril 1987, la Turquie dépose sa candidature officielle à la CEE. Grâce au référendum de septembre 1987, les interdictions politiques sont levées ; l'ANAP gagne à nouveau en novembre 1987. En 1988, le retrait soviétique d'Afghanistan commence et la guerre Iran-Irak prend fin. Lors des élections municipales de mars 1989, le SHP remporte Istanbul, Ankara et İzmir (Nurettin Sözen, Murat Karayalçın, Yüksel Çakmur). Entre mai et août 1989, environ trois cent mille compatriotes arrivent de Bulgarie en Turquie. Le 4 juin 1989, Tiananmen ; à l'automne, les régimes communistes s'effondrent en Hongrie, en Pologne, en Allemagne de l'Est et en Tchécoslovaquie, le mur de Berlin tombe le 9 novembre, et Ceausescu est renversé en Roumanie en décembre. En novembre 1989, Özal devient président et Yıldırım Akbulut Premier ministre. 1990-91 : En août 1990, l'Irak envahit le Koweït ; Özal se rapproche de la coalition du Golfe, l'oléoduc irakien est fermé. En octobre 1990, l'Allemagne est réunifiée. En janvier-février 1991, c'est la guerre du Golfe ; en avril, un afflux de réfugiés kurdes en provenance du nord de l'Irak donne lieu à l'opération Provide Comfort (Huzur Operasyonu). En 1991, le pacte de Varsovie se dissout ; en août, la tentative de coup d'État à Moscou échoue, Eltsine émerge, le 8 décembre les accords de Belovej créent la Communauté des États indépendants (CEI), le 25 décembre 1991 Gorbatchev démissionne et le 26 décembre, l'Union soviétique est officiellement dissoute. La Turquie compte parmi les premiers pays à reconnaître les républiques d'Azerbaïdjan, d'Asie centrale et du Caucase. Les anciennes cellules soviétiques rejoignent le mouvement des non-alignés, la neutralité ou de nouvelles alliances. La Yougoslavie commence à se fragmenter. En octobre 1991, le DYP devient le premier parti ; Demirel devient Premier ministre et İnönü vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères (coalition DYP-SHP). 1992-99 : Guerre du Haut-Karabagh et guerre de Bosnie (1992-95). Le 17 avril 1993, Özal meurt ; Demirel devient président et Tansu Çiller Première ministre. En juillet 1993, massacre de Sivas, les affrontements avec le PKK s'intensifient. Lors des élections municipales de mars 1994, le RP remporte Istanbul (Recep Tayyip Erdoğan) et Ankara (Melih Gökçek). En avril 1994, les décisions économiques du 5 avril et la crise monétaire. En décembre 1995, le RP devient le premier parti ; en juin 1996, Erbakan devient Premier ministre, Çiller vice-Première ministre (coalition Refahyol). Le 28 février 1997, pression militaire par les décisions du Conseil de sécurité nationale (MGK) ; en juin 1997, Erbakan démissionne et le RP est dissous en 1998. En raison d'un discours à Siirt en décembre 1997, Erdoğan passe quatre mois en prison en 1999. En octobre 1998, la Syrie expulse Abdullah Öcalan (accord d'Adana) ; il est capturé à Nairobi en février 1999. Élections d'avril 1999 : coalition DSP, MHP et ANAP, Ecevit Premier ministre, Bahçeli vice-Premier ministre. Le 17 août 1999, le séisme de Marmara fait plus de dix-sept mille victimes. En décembre 1999, la Turquie obtient le statut de candidate à l'UE. 2000-2010 : En 2000, Ahmet Necdet Sezer devient président. En février 2001, crise monétaire : programme de Kemal Derviş, réforme bancaire. Lors des élections du 3 novembre 2002, l'AKP arrive seul au pouvoir ; Gül devient Premier ministre, puis Erdoğan en mars 2003. Le 1er mars 2003, la motion sur l'Irak est rejetée par le Parlement. En 2004, décision d'ouvrir les négociations avec l'UE, qui débutent en octobre 2005. 2007 : e-mémorandum, élections anticipées, Gül devient président. 2008-2010 : Procès Ergenekon et Balyoz, affaire du Mavi Marmara (2010), référendum constitutionnel du 12 septembre 2010. 2011-2018 : Élections de 2011, apogée de l'AKP, Printemps arabe, guerre civile syrienne et afflux de réfugiés. En mai 2013, manifestation de Gezi, en décembre 2013 enquêtes sur la corruption et rupture entre l'AKP et la communauté Gülen. En mars 2013, processus de résolution (Çözüm Süreci). En août 2014, Erdoğan devient président par suffrage universel, Davutoğlu Premier ministre. En 2015, lors des élections de juin, l'AKP perd sa majorité ; en juillet, attentat de Suruç et effondrement du processus, en octobre attentat devant la gare d'Ankara, en novembre nouvelles élections. Le 15 juillet 2016, la tentative de coup d'État échoue ; état d'urgence. Le référendum du 16 avril 2017 instaure le régime présidentiel, mis en œuvre lors des élections du 24 juin 2018 ; crise monétaire en août 2018. 2019-2024 : Entre mars et juin 2019, Ekrem İmamoğlu (Istanbul) et Mansur Yavaş (Ankara) font basculer les mairies au profit du CHP. En 2020, pandémie ; en 2021, crise monétaire et retrait de la Convention d'Istanbul ; en 2022, l'inflation atteint 85 %. Le 6 février 2023, les séismes de Kahramanmaraş font environ cinquante mille victimes. En mai 2023, Erdoğan bat Kılıçdaroğlu au second tour ; en novembre, Özgür Özel devient président du CHP. Lors des élections municipales de mars 2024, le CHP devient le premier parti. En octobre 2024, à l'appel de Bahçeli, le processus PKK est rouvert. En décembre 2024, le régime d'Assad chute. 2025 - 1er octobre 2026 : En mars 2025, İmamoğlu est arrêté, provoquant des manifestations de masse. En février 2025, Öcalan appelle au désarmement ; en mai 2025, le PKK annonce son auto-dissolution ; en juillet, une cérémonie de destruction des armes est organisée. En septembre 2025, un administrateur est nommé à la tête de la section CHP d'Istanbul ; le procès de la municipalité métropolitaine d'Istanbul (İBB) débute avec des centaines d'accusés. Le 21 mai 2026, le tribunal prononce la nullité absolue du congrès du CHP ; Özel et sa direction sont écartés, Kılıçdaroğlu revient aux affaires ; la bourse chute lourdement. Le 11 août 2026, le Parlement adopte la première loi du processus pour une Turquie sans terrorisme (Loi sur le renforcement de la solidarité nationale et de l'intégration sociale). En août 2026, l'inflation annuelle est de 31,5 % ; İmamoğlu continue d'être jugé à Silivri ; le 1er octobre 2026, le jeu se termine. DIRIGEANTS MONDIAUX. Principaux dirigeants d'État sur la carte au début du jeu : Carter et Reagan en campagne électorale (USA), Brejnev (URSS), Thatcher (Royaume-Uni), Giscard d'Estaing (France), Schmidt (Allemagne de l'Ouest), Honecker (Allemagne de l'Est), Cossiga (Italie), Suárez (Espagne), Rallis et Papandreou (Grèce), Jivkov (Bulgarie), Ceausescu (Roumanie), Gierek (Pologne), Mijatović (Yougoslavie), Khomeiny (Iran), Saddam Hussein (Irak), Hafez el-Assad (Syrie), Begin (Israël), Sadate (Égypte), Roi Khaled (Arabie saoudite), Kadhafi (Libye), Zia ul-Haq (Pakistan), Indira Gandhi (Inde), Deng Xiaoping (Chine), Ohira (Japon), Karmal (Afghanistan), Kyprianou et Denktaş à Chypre, Luns (secrétaire général de l'OTAN) et Rogers (commandant suprême de l'OTAN), le pape Jean-Paul II. Ces dirigeants meurent, perdent les élections, sont renversés ou laissent la place à une nouvelle génération selon le calendrier historique.
1er juin 1980. La Turquie est au bord du putsch, à l'ombre de dizaines d'assassinats politiques quotidiens, d'une inflation dépassant les cent pour cent, de files d'attente devant des rayons vides et d'un Parlement incapable d'élire un président depuis des mois. De Demirel, Ecevit, Erbakan, Türkeş, Özal et Evren aux maires, des syndicats aux groupes armés, chacun joue sa propre carte ; le monde, quant à lui, observe en silence les événements sur le flanc sud-est de l'OTAN lors de la dernière décennie de la guerre froide. Le 12 septembre approche, suivi de quarante-six années qui s'étendent jusqu'en 2026 : rien n'est encore joué.
TARİHSEL AKIŞ. Takvim, dünyanın ve Türkiye'nin varsayılan gidişini taşır; her seçim, ölüm, kriz ve zirve kendi tarihinde gelir. Oyuncu ya da başka bir lider bir olayı değiştirirse Tarihe Sapma bir basamak yükselir ve sonraki tarihsel olaylar yeni duruma göre yeniden kurulur: seçimi başka partinin kazandığı bir dünyada koalisyonlar da değişir. Tarihsel olay oyuncuya hazırlanma ve karşı hamle fırsatı bırakır; değiştirilmek için komuta zinciri, oy, para ya da ittifak gerekir. DARBE EŞİĞİ. Askeri yönetime geçiş için Genelkurmay Başkanı ve dört kuvvet komutanının birlikte karar vermesi gerekir. Darbe Riski; siyasi şiddet günde on beşin üzerinde otuz gün sürerse, Meclis cumhurbaşkanı seçemezse ya da sendika ve silahlı grup çatışması şehir şehir yayılırsa bir basamak artar. Cumhurbaşkanı seçimi, hükümet uzlaşısı, şiddetin düşmesi ve komutanların güvenini kaybeden bir Evren Darbe Riski'ni düşürür. Kaçınılmaz basamağından sonra yalnızca komuta zincirinin kopması, bir komutanın devre dışı kalması ya da önemli bir lider-komutan anlaşması darbeyi durdurur. Darbe gerçekleşince Rejim Askeri Yönetim olur, partiler ve sendikalar durdurulur, siyasetçilerin Nüfuz değeri bir basamak düşer ve sıkıyönetim komutanlıkları yerel yönetimlerin yerini alır. SOKAK VE ŞİDDET. Siyasi Şiddet, suikast, katliam, miting saldırısı ve işyeri çatışmalarıyla yükselir; sıkıyönetim, kitlesel gözaltı ve örgütlerin tasfiyesiyle düşer, fakat rejim baskısı altında istikrar görünürdeki sakinlikten ibaret kalabilir: örgütlerin halk desteği silinmez, gizlenir. Ülkücü, devrimci, İslamcı ve Kürt örgütleri kendi mantıklarıyla hareket eder; oyuncu bir örgütü ancak onun gerçek gücü, silahı ve tabanı ölçüsünde yönlendirir. EKONOMİ. Enflasyon kademeli değişir. Kur şokları, borç ve kıtlık yükseltir; 24 Ocak kararı gibi istikrar programları, kemer sıkma ve ihracat teşviki yılda ancak sınırlı düşürür. Yüksek enflasyon Halk Desteği'ni hükümetten alır. Sıkı program sendikal baskıyı gerektirir: sendikalar kapalıyken program daha hızlı ilerler ama toplumsal tepki gecikmeli patlar. Dış kredi ve IMF desteği Batı ilişkisi ile bağlantılıdır. SESSİZ DÜNYA. Yabancı liderler yalnızca kendi ülkeleri adına konuşur ve karar verir; Türkiye'deki olayları kendi çıkarlarına göre sessizce izler. Dünyanın Tepkisi varsayılan olarak Sessizlik'tir. Yalnızca NATO kanadı, Sovyet sınırı, Kıbrıs ve Yunanistan, Kürt sorunu, petrol, mülteci ve boğazlar gibi doğrudan çıkarlar bir lideri Temkinli Endişe ya da Diplomatik Baskıya taşır; Yaptırım ve Ambargo ancak uzun süren ağır olaylarla gelir. Haber, mektup ve elçilik yazışmaları gecikmeyle ulaşır; liderler bilmedikleri bilgiyi kullanamaz. SOĞUK SAVAŞ VE 1991. Blok değişimleri yavaş ve ardışık olur: ekonomik kriz, ayaklanma, reform ve ordu tavrı birbirini izler. Gorbaçov'un reformları, Doğu Avrupa'daki devrimler ve Berlin Duvarı, 1991'de Varşova Paktı'nın dağılması ve Sovyetler Birliği'nin dağılması tarihsel çizgidedir; oyuncular bunları geciktirebilir, hızlandırabilir ya da yönünü değiştirebilir ama Sovyetler'in ekonomik çöküşü ve ayrılıkçı cumhuriyetlerin baskısı birikir. Dağılma gerçekleşince Sovyet hücreleri bağımsız cumhuriyetler olarak Bağlantısız ve Tarafsız ya da yeni ittifaklara geçer; Türkiye Türk cumhuriyetleriyle ilişkide yeni bir alan bulur. SEÇİM VE PARTİ. Seçimlerde sonuç Halk Desteği, ittifak, baraj ve yasaklara bağlıdır. 1983'ten itibaren yüzde on baraj vardır. Parti kapatma, yasak ve cezaevi liderin Nüfuz'unu bir basamak düşürür; destek tabanı yeni bir partiye aktarılabilir ama kayıp olur. Yerel seçimler 1984, 1989, 1994, 1999, 2004, 2009, 2014, 2019 ve 2024'te yapılır; darbe ile 1980-83 arası belediyelere atama yapılır, sonrasında kayyum ve görevden alma yöntemleri devreye girebilir. BELEDİYELER. Belediye başkanları yerel hizmet, işgücü, kitle ve görünürlük gücüne sahiptir; Fatsa gibi deneyler devlet için hedef olabilir. Bir belediye başkanı İçişleri ve vali baskısı olmadan ulusal bir sese dönüşemez; ancak Büyükşehir Belediye Başkanlığı güçlü bir basamaktır. KÜRT SORUNU VE ÇÖZÜM. PKK 1984'te silahlı eylemlere başlar. Her uzlaşma adımı (ateşkes, çağrı, silah bırakma, yasal çerçeve) Meclis, MGK, istihbarat ve milliyetçi taban onayı ister; bir adım atılmadan öncekini geri almak ağır bedel doğurur. 2013-15 çözüm süreci, 2025 fesih ve 2026 yasası tarihsel çizgidir. YETİŞEN KUŞAK. Çocuk ya da genç Yetişen Kuşak kayıtları, tarihsel takvimde sahneye çıktıklarında rollerini ve Nüfuz değerlerini alır; oyuncu bir genci erken yükseltebilir ama deneyim, yaş ve ağ bedeli vardır. Liderler yaşlanır, hastalanır ve ölür; ölüm veya devrilme sonrası yerlerini kayıtlı varisler ya da yeni isimler doldurur. ZAMAN. Takvim oyuncunun eylemiyle ilerler; 12 Eylül 1980, seçim günleri ve 1991 gibi belirleyici tarihleri çözmeden atlanmaz. OYUNCU YETKİSİ. Oyuncu bir karakteri seçtiğinde o karakter makamıyla birlikte oyuncunundur; tarihsel takvim ona karşı değil, onunla çalışır. Başbakansa kabine, bakanlar, bütçe, hükümet programı ve güvenoyu; cumhurbaşkanı ya da cumhurbaşkanı vekiliyse atama, veto, olağanüstü hal ve MGK gündemi oyuncunun kararıdır. Sistem bu kararları tarihsel olaylarla geçersiz kılmaz, yeniden yazmaz ve oyuncuyu makam sahibi değilmiş gibi oyun dışına itmez. Tarihsel bir olay oyuncunun makamına dokunuyorsa (istifa, görevden alınma, darbe, erken seçim, ölüm) kendiliğinden gerçekleşmez: önce oyuncunun kararı, sonra koşullar (Meclis çoğunluğu, ordu, sokak, ekonomi) hesaplanır ve olay ancak bu hesap gerektiriyorsa olur. Oyuncu sonucu değiştirirse Tarihe Sapma artar. Makam yalnızca seçim yenilgisi, güvensizlik oyu, darbe, istifa, ölüm ya da oyuncunun kendi kararıyla biter. ÖLÜM VE SİLİNME. Bir karakter öldüğünde (tarihsel takvime göre ya da oyun içi bir olay sonucu) oyundan tamamen silinir: haritadan, karakter listesinden ve ilişki hesaplarından kalkar, hayalet ya da anı olarak kalmaz. Halefi aynı gün devreye girer. Oyuncu ölen karakteri oynuyorsa seçim ekranına döner ve başka bir karakter seçer. Oyun başlamadan önce ölmüş kişiler hiç eklenmez. KARAKTER SEÇİMİ. Liderler, komutanlar, belediye başkanları, örgütler ve yetişen kuşak oyun başında seçilebilir olarak haritada durur. Yetişen kuşak kayıtları çocuk ya da genç hâlleriyle seçilebilir; oyuncu onları seçince yaşına uygun sınırlı yetkiyle oynar, yaşlandıkça makam kazanır. Yabancı liderler seçilebilir; onların kararları kendi ülkelerinin çıkarlarına göre verilir.