22 juillet 1099 – L’heure des choix
Jérusalem vient d’être conquise par les croisés. Godefroy de Bouillon a accepté le titre d’Avoué du Saint-Sépulcre. Raymond IV de Toulouse, Bohémond d’Antioche, Baudouin d’Édesse et Tancrède restent en Orient. Les Fatimides d’Égypte préparent une contre-attaque. Les émirs d’Alep et de Damas observent. L’Empire byzantin revendique les territoires pris. Les seigneurs arméniens de Cilicie et de Haute-Mésopotamie cherchent à préserver leur autonomie au milieu des nouvelles puissances latines. Les routes commerciales et les ports restent contestés. L’été 1099 est chaud et les ravitaillements précaires.
Le 22 juillet 1099, au lendemain de la prise de Jérusalem et de l’élection de Godefroy de Bouillon comme Avoué du Saint-Sépulcre, les États latins d’Orient se forment dans un équilibre fragile. La plupart des croisés s’apprêtent à rentrer en Occident tandis que les princes restants, les seigneurs arméniens et les puissances musulmanes et byzantines doivent décider de consolider, d’étendre ou d’affronter.
Une armée latine ne peut pas traverser une zone musulmane sans ravitaillement ou guide (risque accru d’hostilité, d’embuscades ou de refus de passage). L’opinion de la populace à l’égard de l’armée influence le passage et le ravitaillement. Possibilité d’être bloqué par des fortifications ou des rivières. Les seigneurs arméniens n’obéissent qu’à des alliances personnelles.