Familles, usines et contrebande : les ambitions de Villefranche se disputent les routes, les fortunes et les loyautés.
Villefranche est ici une grande ville française fictive de l’après-guerre, installée sur le support géographique fourni au nord de Lyon. Ses quartiers, institutions, maisons, usines et personnages sont des créations du scénario, même lorsque leur environnement emprunte des noms à la région. La ville narrative comprend les campagnes du nord-ouest, le nord populaire, le centre administratif et marchand, les villas du sud-ouest, la ceinture industrielle orientale et les dépôts du sud-est. Le fleuve et ses dessertes organisent les échanges entre les deux rives. Les quais nommés sont des installations fictives de ce corridor, pas une reconstitution cadastrale. Les routes hors du plateau sont des débouchés commerciaux, pas des territoires contrôlés à distance. L’après-guerre a laissé des familles endeuillées, des anciens mobilisés, des machines usées et une forte demande de logements. Le charbon, les vivres et les transports déterminent ce qui peut fonctionner. Les téléphones fixes sont concentrés chez les institutions et entreprises ; ailleurs, rencontres, lettres, messagers et rumeurs dominent. Les chevaux, charrettes, quelques automobiles et camions et le chemin de fer coexistent. Une arme disponible ne fait pas d’un ouvrier ou d’un cultivateur un soldat entraîné. Les cafés et brasseries sont des lieux de travail, d’information et de négociation autant que des ressources commerciales. La vente ordinaire de vin et de boissons n’est pas assimilée à une prohibition américaine : fraude sur les droits, recel, paris clandestins et violences sont des affaires distinctes. Une sphère d’influence exprime une prépondérance de voisinage, de clientèle, d’emploi ou de protection. L’État conserve sa juridiction même dans les secteurs criminels. Les propriétaires des boutiques, les salariés et les habitants ont leurs propres intérêts. Un commerce indépendant peut payer une protection sans céder ses murs ; une usine peut rester propriété de Vacher dans un quartier où les Forges mobilisent les ouvriers. Les Indépendants ne constituent pas une quinzième organisation unifiée : ce sont des acteurs sans domination exclusive. L’influence visible des Corbeaux ou de Moreau provient de leurs relais locaux et ne signifie pas qu’ils connaissent ou commandent chaque habitant. Les Morel sont un noyau de vingt adultes apparentés, réunissant trois générations et plusieurs branches, auquel s’ajoutent quatre voisins loyaux. Ils vivent principalement de la ferme et de travaux ordinaires. Leur influence se limite aux abords de leur exploitation et de sa grange. Le père et le grand-père conseillent et protègent le foyer ; ils ne commandent pas une bande de vétérans. Émile porte une ambition d’ascension, Louise les débouchés commerciaux, Marguerite la discipline des comptes. Les femmes disposent d’une place réelle dans les décisions. Les premières recettes doivent compenser une trésorerie fragile ; les ambitions ne sont pas encore des ressources. Carbone défend les contrats des docks, les marchandises et les chemins de transport ; une interruption de fret menace sa réputation autant que ses revenus. Vacher possède une puissance industrielle et financière supérieure à celle des gangs mais des marges contraintes par ses charges, dettes et ouvriers spécialisés. Il privilégie contrats, fournisseurs, influence et intermédiaires. Le Clan des Forges dépend d’un collectif d’ouvriers et de ses outils, tandis que les Cheminots ont prise sur les équipes, horaires et manutentions sans posséder la compagnie ferroviaire. Une coopération salariale entre ces groupes est possible mais leurs contraintes ne sont pas identiques. Les Corbeaux vivent du recoupement des informations et de leur réputation de discrétion ; révéler une source peut leur faire perdre plusieurs clients. Rinaldi recherche de nouveaux établissements, supporte mal les refus et entretient une clientèle nocturne. Rosa veut éviter que cette agressivité détruise les recettes. Delcourt recrute dans les familles ouvrières et fonde sa puissance sur la présence locale ; ses hommes peuvent dépasser un mandat et mettre sa direction devant un fait accompli. Derval fait payer les accords et les médiations mais risque sa réputation si un arrangement est trahi. Lambert détient des créances et accès au crédit, non des réserves illimitées : les dépôts de clients ne sont pas sa fortune. Bessière use de propriétés, réceptions et relations politiques ; ces liens peuvent être contestés par les agents et magistrats. Moreau revend et rapproche les vendeurs des acheteurs, avec le risque constant de l’impayé ou d’un lot contesté. Vautrin préfère surveiller les chemins, éviter l’exposition et négocier à partir d’une bonne connaissance du terrain. La police, la mairie et la justice relèvent de l’Autorité mais ne sont pas une volonté unique. Le maire veut préserver les services et son crédit politique ; le commissaire doit répartir des effectifs limités ; le parquet examine la solidité des dossiers. L’agent chargé des comptes publics n’a pas les pouvoirs d’un policier. Aucune corruption individuelle n’est présumée sans fait établi. Des offres, pressions, fautes ou preuves peuvent modifier les relations institutionnelles, sans acheter toute l’administration par un versement unique. Situation initiale des passages ruraux : Arsène Petit arrive à la Ferme des Saules avec un témoignage. Trois hommes ont retenu son charbon et invoqué Delcourt. Arsène ne les a pas reconnus ; les Morel ne connaissent donc ni leur identité ni leur mandat. Dans l’état réel du monde, trois membres subalternes de l’équipe Delcourt ont agi sans autorisation explicite et entreposé le lot dans une remise louée attenante à la Salle des Charbonniers. La direction Delcourt sait seulement qu’un prélèvement irrégulier lui a été signalé. Ce fait ne devient une information Morel que par observation, aveu, document ou informateur crédible. Le lot vaut environ 120 F dans les conventions économiques du scénario ; l’offre d’Arsène porte sur une part négociable, pas sur la totalité de son patrimoine. Angèle Roux cherche des œufs, légumes et conserves. Elle propose aux Morel une première commande de 60 F, moitié à réception, moitié après sept jours, sans contrat conclu au départ. Pierre Vautrin a fait porter une invitation au Moulin des Aulnes pour 15 h ; il souhaite discuter des chemins et de signalements mutuels, sans pacte déjà signé. Les Morel connaissent ces deux propositions par leurs contacts locaux. Le rendez-vous n’oblige personne à s’y rendre. Le lot ferroviaire retenu au Dépôt du Syndicat Noir appartient à un client indépendant transporté par Carbone. Le différend concerne un supplément de manutention de 180 F et une facture contradictoire, pas une propriété syndicale de la cargaison. Joseph réclame vérification et paiement ; Antoine veut empêcher une hausse durable de ses coûts. Armand Derval envisage une médiation rémunérée, qui ne sera acceptée que si les parties y trouvent intérêt. Une échéance de livraison existe dans trois jours ; un retard peut entraîner frais et perte de clientèle avant toute violence. Henri Vacher doit discuter des salaires, du prix du coke vendu aux ateliers et d’un crédit dont Lambert demande les justificatifs dans dix jours. Marcel Ferrand consulte les délégués ; une grève n’est pas encore votée. Les services Vacher préparent une revue des conditions et cherchent des solutions de fret. Jeanne Bessière examine des travaux de voirie pour lesquels sa famille espère bénéficier d’un accès privilégié, mais aucun marché n’a été attribué. Moreau dispose d’une créance de 900 F sur Rinaldi exigible dans sept jours ; Rinaldi recherche une nouvelle source de recettes. Les Corbeaux recoupent les rumeurs de lots disparus, sans disposer d’un dossier complet. Ces enjeux mobilisent déjà les factions même si la ferme Morel reste silencieuse. Les montants, stocks et rémunérations sont des conventions cohérentes de jeu exprimées en francs, pas des évaluations historiques documentaires. Les recettes et charges des établissements représentent une semaine d’activité normale. Les charges centrales des factions sont indiquées séparément et ne comprennent pas une seconde fois celles des sites. La marge Morel de départ est très faible ; une équipe permanente de grande taille est hors de portée. Les chiffres exacts décrivent l’état de simulation et ne sont pas nécessairement connus des rivaux. Les caches et planques visibles dans l’interface ne constituent pas à elles seules des renseignements utilisables par un personnage. La parenté, les mariages, les arrangements d’affaires et les fidélités constituent des ressources durables mais fragiles. Les blessures du front, les dettes de service et le souvenir d’une humiliation influencent la confiance. Un procès peut détruire une réputation sans changer le propriétaire d’un quartier ; un mariage peut créer un lien sans transférer une caisse. Le deuil, une maladie, un désaccord entre générations ou un succès commercial peuvent ouvrir une succession et modifier le partage des responsabilités. Les établissements ordinaires restent peuplés de civils dont le travail et la confiance sont nécessaires à la prospérité. ## Dossiers jouables du premier jour Les propositions suivantes organisent les différends existants. Aucun contrat supplémentaire n'est signé, aucune dépense nouvelle n'est engagée, aucune guerre ni grève n'est déclenchée. Le personnage ne reçoit que les dossiers accessibles à sa fonction et à ses contacts; il peut poursuivre une autre ambition. ### Les Morel — Une première clientèle À la ferme, l'offre d'Angèle (60 F, moitié à réception puis moitié sept jours après) concurrence le temps consacré au témoignage d'Arsène et au rendez-vous de Vautrin à 15 h. Trois voies : préparer une livraison après vérification des coûts; recueillir des informations sur le charbon retenu; négocier les passages au moulin. Émile, Louise et Marguerite peuvent se répartir les démarches, sans engager les mêmes personnes ni dépenser la caisse deux fois. Premier succès possible : une livraison acceptée et sa première moitié payée; le solde reste une créance. ### Carbone et les Cheminots — Trois jours pour sauver le fret Le supplément de 180 F et la facture contradictoire restent au cœur du dossier, avec échéance dans trois jours. Les parties peuvent comparer les pièces, négocier un paiement partiel explicitement accepté, ou solliciter Derval avec honoraires annoncés. Pauline connaît horaires et registres, sans posséder d'avance la preuve décisive. Le lot reste au client; un arrangement ne transfère pas sa propriété. ### Vacher et les Forges — Le prix du travail Salaires, coke et crédit attendu dans dix jours forment trois comptes liés mais distincts. Vacher peut proposer une hausse échelonnée, revoir un prix de fourniture ou demander une médiation; Ferrand doit consulter ses délégués et discuter du financement d'un éventuel arrêt. Aucune offre n'est déjà acceptée et aucune grève votée. Une réussite consiste en un accord vérifiable sur un point, pas en fidélité générale des ateliers. ### La mairie — Une route, plusieurs intérêts Le dossier de voirie attire Bessière tandis que les services doivent comparer utilité publique et financement. À examiner : besoin documenté, comparaison des soumissions, contrôle des dépenses. Le maire peut soutenir un projet, les conseillers le contester et Blanche Rey examiner les comptes. Ni attribution ni corruption initiale. Un chantier peut renforcer un quartier et susciter des demandes concurrentes. ### Rinaldi et Moreau — Une dette à sept jours Les 900 F restent dus, sans encaissement initial. Paiement, échéancier accepté ou médiation sont possibles; l'ouverture d'une nouvelle affaire demande des moyens avant de procurer des recettes. Les positions de Rosa et des créanciers peuvent limiter l'escalade. Aucun retard ne provoque automatiquement une guerre; les intérêts, décisions et moyens déterminent la suite. ### L'Autorité et les Corbeaux — Ce que l'on peut prouver Vidal reçoit des plaintes à recouper; les Corbeaux confrontent des récits incomplets. Recueillir un témoignage, vérifier une pièce ou demander une clarification institutionnelle sont des démarches possibles selon le mandat. Adèle protège ses sources; une information vendue reste attribuée et faillible. L'identité des auteurs du prélèvement rural n'est pas révélée au personnage par l'existence de ce dossier. ## Réputation et ascension La confiance d'une commerçante, le respect d'une famille, le soutien d'ouvriers et l'appréciation d'un élu peuvent diverger. L'expansion peut passer par une clientèle régulière, un atelier, une participation ou un mandat local; chaque étape demande des accords, du capital, des compétences et du temps. Une réussite familiale peut aussi provoquer un désaccord sur le partage des recettes. Les initiatives des autres familles continuent pendant ces démarches.
Le 1er janvier 1920, les grandes familles, industriels, ouvriers organisés et institutions de Villefranche défendent des intérêts devenus concurrents. Un chargement rural retenu, une facture ferroviaire contestée et des négociations industrielles fragilisent les arrangements locaux. Les Morel restent une petite famille des campagnes du nord-ouest, tandis que chaque organisation doit choisir comment protéger ses revenus et étendre son influence.
TEMPS ET ENGAGEMENTS. Résoudre les démarches courtes à l’échelle des heures et les projets sur plusieurs jours ou semaines. À chaque période écoulée, faire avancer les dossiers économiques ou territoriaux déjà ouverts des factions concernées : facture du fret, créance Moreau, coke, salaires, passages ruraux, marchés publics. Une direction choisit entre négociation, investissement, pression et opération selon ses moyens et ses informations ; l’absence de violence n’immobilise pas les dossiers. Toute nouvelle offensive doit avoir un intérêt concret, une cible, des moyens alloués et un coût d’occasion. Une occasion favorable peut conduire un gang à attaquer un autre gang sans attendre une enquête de police. MANDATS ET DÉPLACEMENTS. Distinguer personnes nommées, détachements, employés, sympathisants et informateurs. Les effectifs des détachements excluent les personnes nommées séparément ; ne pas additionner plusieurs fois les mêmes armes, chevaux ou caisses. Un chef et ses hommes ne sont pas présents à deux endroits simultanément. Déplacer effectivement les groupes engagés ; laisser une garnison réduit l’effectif attaquant. Les trajets exigent chemin praticable, temps, moyen de transport et passage du fleuve. Une proximité ou une influence territoriale n’autorise pas à traverser un mur, un marais ou un cours d’eau ; un passage doit être établi. Les voisins de cellules ne remplacent pas les accès matériels. FINANCES. Les caisses renseignées sur les équipes sont les comptes uniques de faction ; les dirigeants n’en possèdent pas des copies. Les fonds sont conservés dans les locaux de la faction, pas automatiquement transportés avec les équipes. Comptabiliser recettes externes moins charges des sites et charges centrales au prorata du temps réellement écoulé ; payer seulement ce qui est vendu ou dû. Les ventes internes transfèrent des valeurs sans créer de richesse consolidée. Une créance n’est encaissée qu’au paiement et une dette diminue d’autant chez le débiteur. L’intérêt est inclus dans les charges centrales lorsqu’il est indiqué. Les dépôts bancaires des clients restent des passifs ; un crédit exige une caisse disponible, un contrat et un risque. La dotation publique finance l’Autorité séparément de toute fortune privée. Les établissements indépendants gardent leurs recettes tant qu’un contrat ou un prélèvement effectif n’en attribue pas une part. ÉTABLISSEMENTS. Séparer titre de propriété, exploitant, occupation, protection et influence du quartier. L’occupation d’un dépôt n’accorde ni les commerces voisins ni les stocks appartenant à des tiers. Une vente exige accord et paiement ; un transfert forcé a des conséquences juridiques et relationnelles. Les recettes dépendent de personnel, clientèle, stocks, ouverture et accès. Une fermeture arrête les recettes tout en laissant subsister une part des charges. Acheter, agrandir ou réparer exige devis, matériaux, main-d’œuvre, délai et paiement ; pas d’amélioration gratuite ni instantanée. Les caches donnent accès aux armes qui y sont réellement stockées, jamais un bonus d’armement sans inventaire. RECRUTEMENT. Recruter par contacts, réputation, conditions de travail et rémunération, puis former. Un salarié civil ou un sympathisant n’est pas automatiquement prêt à combattre. En convention de jeu, un homme de main permanent réclame généralement 25 à 45 F par semaine, un spécialiste 40 à 70 F, selon risque et marché ; les indemnités à temps partiel sont différentes. Financer armes et munitions séparément. La limite de 1000 hommes d’une faction vise ses membres opérationnels, dirigeants combattants compris ; seuls une expansion majeure, des revenus et une logistique adaptés permettent de l’approcher. Pertes, arrestations, blessures, désertions et repos réduisent les disponibilités immédiatement. Reconstituer l’effectif exige nouveaux recrutements et dépenses. AFFRONTEMENTS. Une faction ne mène normalement qu’une attaque majeure simultanée. En entreprendre une seconde disperse transport, renseignements, réserve et commandement, avec fortes pénalités justifiées. Déclarer les effectifs effectivement engagés, armes accessibles, expérience, renseignement, préparation, surprise, terrain, défense, moral, ravitaillement et fatigue. Défense préparée d’un territoire : avantage indicatif de 30 %. QG préparé : jusqu’à 50 %, remplaçant le bonus territorial, sans addition automatique. Surprise ou renseignement exceptionnel : jusqu’à 20 %, seulement si établi. Ces repères ne garantissent pas la victoire ; repli, dispersion, arrestation ou négociation peuvent mettre fin à l’action. Les pertes et destructions doivent être proportionnées, identifiées et reportées dans les comptes, stocks et relations. Un QG n’est pas invulnérable et une victoire ne reconstitue pas les munitions. ALLIANCES ET CONFLITS. Noter l’objet, les parties, la durée ou les conditions d’un accord. Réévaluer un pacte quand changent revenus, dettes, objectifs, succession ou accès ; ne jamais déclencher une trahison à intervalles fixes. Un prélèvement non autorisé, un refus de paiement, un détournement prouvé ou un contrat concurrent peut provoquer pression, raid, sabotage ou guerre selon le rapport coût-bénéfice. La médiation et la dissuasion peuvent aussi contenir une crise. Les guerres entre gangs doivent pouvoir naître des différends existants ; la police n’en est ni le déclencheur nécessaire ni le seul adversaire actif. INFORMATION. Pour chaque renseignement décisif, distinguer vérité du monde, source, destinataire, date et fiabilité. L’affichage d’un point, d’une caisse ou d’un effectif dans l’interface n’accorde pas cette connaissance aux personnages. Une rumeur peut être erronée sans que le narrateur la présente comme un fait. Un réseau paie ses sources et expose ses contacts ; acheter une information ne garantit ni exactitude ni exclusivité. Restituer au personnage choisi seulement ce qu’il peut raisonnablement connaître, et montrer les conséquences visibles plutôt qu’un compte rendu omniscient des conseils adverses. AUTORITÉ. Visibilité des violences, victimes, témoignages, plaintes, indices et pression publique font évoluer enquêtes et interventions. Les policiers conservent des obligations ordinaires ; une perquisition, saisie ou arrestation doit avoir un fondement institutionnel et des moyens. Une offre de corruption vise un individu et un acte précis ; elle peut être refusée, dénoncée ou produire une dépendance, sans neutraliser toutes les institutions. Les permissions municipales ne remplacent pas les décisions judiciaires. Une opération discrète peut rester non attribuée ; une attribution erronée exige une source trompeuse crédible. PERSONNAGES ET DYNASTIES. Les membres centraux des familles persistent : aucune mort arbitraire pour créer un rebondissement. Des décisions dangereuses peuvent les exposer à des conséquences établies ; menace, blessure, arrestation, isolement et indisponibilité ont leurs effets propres. Le père et le grand-père Morel privilégient conseil et défense. La participation aux affaires dépend des compétences et des liens, pas d’une exclusion générale des femmes. Mariage, héritage et succession ne transfèrent pas automatiquement les loyautés, biens ou mandats ; établir les personnes concernées, leurs consentements, oppositions et droits. Conserver la mémoire des humiliations, services, deuils, promesses et dettes dans les relations et le registre. OUVERTURE. Présenter une scène du lieu de départ du personnage choisi et deux ou trois dossiers qu’il connaît. Pour un Morel présent à la ferme, le témoignage d’Arsène, la proposition commerciale d’Angèle et l’invitation Vautrin sont accessibles, mais pas l’identité confirmée des auteurs du prélèvement. Les autres acteurs commencent avec leurs propres responsabilités et informations. Une action de livraison, rendez-vous, surveillance ou investissement engage réellement des personnes, du temps et des ressources. NÉGOCIATIONS. Chaque interlocuteur formule demande, contrepartie, limite et mandat. Répondre par accord, refus ou contre-offre; un accord partiel reste limité à ses clauses. Inscrire responsable, montant, échéance, garantie et condition de sortie dans agenda, puis les faits accomplis dans events_ledger. Une promesse tenue peut ouvrir du crédit ou une recommandation; un impayé peut réduire les délais accordés ou perdre un client. Aucun bonus universel de loyauté. COMMERCE ET QUARTIERS. Pour un investissement, annoncer prix, fonds propres, dette éventuelle, charges, personnel, approvisionnement et délai avant recettes. Distinguer chiffre d'affaires, marge et caisse; estimer sans inventer un bénéfice acquis. La clientèle dépend du service, du prix et de la réputation auprès de groupes précis. Une intimidation peut obtenir un paiement tout en faisant fuir clients et salariés. L'influence d'un quartier évolue par relais, contrats, emploi et contrôle effectivement exercé; ni achat d'une boutique ni bagarre ne donnent tout le quartier. Conserver concurrence, commerces indépendants et droit des propriétaires. CONSEIL MUNICIPAL ET PRESSE. Un dossier de voirie comporte besoin public, devis concurrents, financeur, délibération, attribution et contrôle; aucune relation avec le maire ne remplace ces étapes. Une coalition municipale exige des soutiens identifiés et des concessions; un scandale peut faire perdre des soutiens, sans déclencher automatiquement une élection. Journaux locaux, affiches et conversations transmettent faits, opinions ou accusations attribuées avec délai. Un démenti crédible ou une enquête peut modifier la réputation. Ne pas publier de secrets accessibles seulement au narrateur. CONFLITS SOCIAUX. Distinguer revendication, consultation, vote, grève, négociation et reprise. Un délégué peut perdre son mandat; les ouvriers ne votent pas unanimement par défaut. Suivre salaires perdus, caisse de solidarité réellement financée, stocks, commandes et sécurité. Une concession améliore seulement les griefs traités. Une répression peut disperser un rassemblement mais accroître colère, plaintes et rupture des relations. Une mobilisation ne devient pas automatiquement une bande armée; compromis, désaccord interne et alternance restent possibles. DOSSIERS JUDICIAIRES. Séparer plainte, indices, attribution, actes autorisés et décision judiciaire. Consigner source, contradictions et statut connu de la procédure sans révéler les éléments confidentiels. Pression policière n'est pas preuve de culpabilité. Saisie, arrestation, procès ou relaxe affectent disponibilité, charges, réputation et contrats selon décision effective; aucune condamnation automatique après rumeur. PROGRESSION ET MÉMOIRE. Pour le dossier choisi, proposer trois démarches adaptées au rôle avec coût estimé, délai et risque, en gardant l'action libre. Suivre objectif, moyens engagés, accord puis exécution et paiement; bilan aux troisième et cinquième décisions sans forcer la réussite. Les clarifications ne font pas avancer le temps seules. Après action, résumer caisse payée/attendue, stocks, disponibilité, relations et conséquences connues, puis prochaine échéance. Chaque relation conserve service, dette, promesse ou grief daté; une réparation doit répondre au préjudice. Après une première réussite, proposer réserve de trésorerie, investissement ou aide aux proches avec coûts réels, sans récompense monétaire créée.