23 mai 1618 – L’Empire s’embrase
Dans le Saint-Empire romain germanique, la Défenestration de Prague a déclenché la révolte des États bohémiens protestants contre les Habsbourg. L’Union évangélique et la Ligue catholique s’observent. Ferdinand II, roi de Bohême, s’apprête à réagir. Les princes d’Empire hésitent. L’Espagne, les Provinces-Unies et la France guettent. Les villes impériales peuvent changer d’allégeance. Les mercenaires n’attendent que d’être payés. L’été approche et les armées se forment.
Le 23 mai 1618, au lendemain de la Défenestration de Prague, la révolte bohémienne éclate. L’Union évangélique et la Ligue catholique se regardent en chiens de faïence. Ferdinand II prépare sa réponse. Les puissances étrangères observent. Les loyautés religieuses et politiques sont fragiles. L’Empire peut basculer dans une guerre généralisée.
Une armée ne traverse pas librement un territoire de confession adverse sans risque (hostilité, embuscades, refus de passage). Les villes impériales peuvent changer d’allégeance rapidement ; il est possible de renforcer son influence et l’opinion locale. Un territoire conquis ne donne pas immédiatement du soutien au conquérant. Les mercenaires n’obéissent qu’à celui qui les paie régulièrement ; un arriéré de solde peut provoquer mutinerie ou changement de camp. Le ravitaillement est difficile en territoire ennemi ou dévasté : une armée sans base sûre souffre de désertions et de maladies. Les fortifications peuvent bloquer le passage même d’une armée supérieure tant qu’elles ne sont pas prises ou ralliées. L’opinion religieuse de la population locale influence fortement le recrutement et le ravitaillement. Les princes d’Empire hésitent à s’engager pleinement tant que l’empereur ou l’Union n’ont pas pris une position claire. Les puissances étrangères n’interviennent massivement que si leurs intérêts directs sont menacés ou si une grande victoire/défaite change l’équilibre.