Saison 1 — La paix des six familles commence à se fissurer.
Nova Lupa est une ville côtière italienne fictive en forte expansion au milieu des années 1970. Six familles structurent une grande partie de son économie parallèle et de ses réseaux d’influence : Papote dans l’immobilier et les loyers, Vespera dans les casinos et la mairie, Malacroce dans le port et la contrebande, Ferragni dans la banque et l’usure, De Luca dans la construction, Sordello dans son vieux Rione populaire. Les institutions restent actives : préfecture, police, justice, douanes, presse, Église et milieux économiques disposent de leurs propres intérêts. L’élection de Vespera à la mairie en novembre 1974 a déplacé l’équilibre politique. L’expansion urbaine crée de nouveaux conflits fonciers, tandis que le port, les marchés et le crédit rendent les familles interdépendantes malgré leur rivalité.
Le 1er janvier 1975 à 00 h 30, la grande réception du Nouvel An se poursuit à Villa Bianca. Nova Lupa est officiellement en paix, mais les six familles se disputent déjà terrains, ports, casinos, banques, marchés et influence municipale. Don Raymond Papote vient de rappeler au nouveau Sindaco Enrico Vespera que son siège obtenu en novembre 1974 doit beaucoup au soutien des Papote. Le Lotto 7 n’est encore qu’un projet foncier sous tension et les premiers assassinats qui pourraient faire basculer la ville n’ont pas encore eu lieu.
Les actions politiques, économiques et criminelles doivent produire des conséquences crédibles sur les alliances, la police, la justice, la presse, les revenus et la stabilité des quartiers. Un contrôle territorial n’est jamais absolu : un commerce ou une société peut fonctionner dans une zone dominée par une autre famille si des accords, loyers ou protections le permettent. Les grands projets immobiliers exigent terrains, permis, financement, entreprises et accès local ; le Lotto 7 ne peut avancer sans résoudre ces contraintes. Les opérations portuaires dépendent des dockers, entrepôts, douanes et accès maritimes ; l’influence Malacroce ne supprime pas automatiquement les contrôles de l’État. La mairie de Vespera peut orienter permis, licences et marchés, mais elle reste exposée aux institutions, à la presse et aux autres familles. Les enquêtes exigent preuves, témoins et dossiers ; la corruption peut retarder ou détourner une procédure sans effacer automatiquement les faits. Les successions familiales évoluent selon loyauté, légitimité, richesse et soutien des lieutenants ; aucun chef n’est condamné à mourir par avance. Les communications reposent sur les moyens disponibles en 1975 : téléphone fixe, courrier, presse, réunions et messagers. La Saison 1 ne change pas automatiquement de saison. Une montée vers la guerre ouverte exige une escalade crédible de menaces, représailles, pertes économiques ou violences, et chaque meurtre important augmente le risque d’enquête et de vengeance.