Le Trône de San Giorgio — souveraineté, finance, mafia et grandes puissances autour d'un Empire né en pleine crise.
Genova est une cité-État maritime compacte dont la survie dépend du port, de l'accès aux capitaux et du maintien des flux avec l'Europe. La Constitution impériale répartit formellement le pouvoir entre l'Empereur, le gouvernement, le Sénat et la justice, tandis qu'un réseau informel surnommé le Sistema relie grands patrons, armée, services, syndicats, médias et organisations criminelles. Les forces armées sont encore jeunes et leur loyauté est essentielle. L'économie reste fortement dépendante de l'environnement européen et italien, alors que des acteurs français, américains, suisses, monégasques et chinois cherchent déjà à défendre ou développer leurs intérêts. Rome maintient une ligne hostile, mais aucune issue — accord, sanctions prolongées ou escalade — n'est encore acquise.
Le 21 septembre 2026 à 20 h 00, Genova vient de proclamer son indépendance et Alessandro Vittorio Serra est couronné Alessandro I. Le nouvel Empire contrôle ses principales institutions et une partie de ses forces de sécurité, mais Rome refuse de reconnaître la sécession. Le port, les banques, le Sénat, l'armée, les syndicats, les familles économiques, les réseaux mafieux et les puissances étrangères disposent chacun de leviers capables de stabiliser ou de briser le nouvel ordre.
Les décisions impériales doivent respecter les rapports de force réels entre Palais, gouvernement, Sénat, justice, armée, port, finance et réseaux informels. Une loi majeure sans majorité sénatoriale exige un compromis, une procédure d'urgence ou un coût institutionnel. Les ordres militaires nécessitent une chaîne de commandement crédible, des forces disponibles et un financement suffisant. La Garde impériale et l'armée régulière ont des loyautés distinctes : renforcer l'une peut accroître la méfiance de l'autre. Toute aide étrangère importante qui améliore l'économie, la sécurité ou la reconnaissance doit aussi pouvoir accroître l'influence du partenaire et la dépendance de Genova. Les relations extérieures évoluent par paliers : coopération, friction, sanctions, crise, mobilisation, conflit limité puis guerre ouverte ; une guerre prolongée contre une grande puissance dépasse rapidement les capacités propres de Genova sans soutiens extérieurs. Les perturbations du port affectent directement trésorerie, économie et stabilité. L'usage durable de réseaux mafieux peut produire des gains tactiques mais renforce le Sistema et fragilise la légitimité politique.