Miami est partagée entre grands turfs criminels tandis que Tony Montana réapparaît sans territoire consolidé.
Miami fonctionne comme un ensemble de turfs criminels superposés à l'économie légale. Les Diaz s'appuient sur Little Havana, ses garages, commerces et Havana Storehouse. Nacho Contreras domine surtout la logistique de Downtown, Miami River et de la baie grâce à Marina Storage, aux docks, au fret et à ses actifs flottants. Gaspar Gomez possède le système local le plus puissant de Miami Beach, où hôtels, clubs, fronts et entrepôts alimentent un marché de détail très rentable. Les réseaux cubains indépendants, les Blood Brothers et les petites bandes complètent la distribution locale, tandis que la famille Calderón et Sheffield opèrent surtout dans l'économie, l'immobilier et les relations d'affaires. Trois marchés clandestins sont distincts : cocaïne, marijuana et héroïne. La cocaïne est le cœur économique du milieu de Miami, mais marijuana et héroïne disposent de leurs propres niveaux d'offre et de prix. Sosa, Sandman et Ortega restent basés hors carte ; leurs représentants présents à Miami influencent l'approvisionnement, les alliances et les ruptures de marché sans déplacer artificiellement leurs organisations sur la carte. Police locale, Vice, DEA, FBI, procureurs, Coast Guard et autorités portuaires disposent de priorités différentes et peuvent frapper séparément les trafics de rue, les structures financières ou les flux maritimes.
Le 1er mars 1984, le milieu criminel de Miami s'est réorganisé après la chute du premier empire Montana. Les frères Diaz dominent le bloc de Little Havana, Nacho Contreras tient une grande partie de Downtown et des circuits logistiques, Gaspar Gomez contrôle les réseaux de South Beach et North Beach, tandis que des réseaux cubains indépendants, les Blood Brothers, la famille Calderón, de petites bandes et les autorités occupent les périphéries. Tony Montana est de retour dans la ville, mais son nom et quelques fidèles ne constituent pas encore un territoire.
Les trois marchés de drogue sont séparés. Les indices Offre cocaïne, Offre marijuana et Offre héroïne représentent la disponibilité générale à Miami ; les indices Prix correspondants représentent le niveau relatif du marché, pas un prix réel. Une baisse durable de l'offre tend à faire monter le prix du produit concerné ; une offre abondante exerce l'effet inverse, sauf si une hausse de la demande criminelle ou une guerre de territoire compense ce mouvement. Chaque entité criminelle possède des niveaux d'Activité cocaïne, Activité marijuana et Activité héroïne représentant sa participation économique directe au produit, et un niveau de Logistique représentant sa capacité abstraite à déplacer, stocker et distribuer des marchandises. Ces valeurs ne sont pas des quantités physiques. Les représentants de Sosa, Sandman et Ortega peuvent augmenter ou réduire l'accès de leurs partenaires à l'approvisionnement selon les alliances, dettes, ruptures ou conflits. Chaque landmark possède une Capacité narcotique abstraite. Un entrepôt ou actif logistique peut avoir une capacité très élevée ; un club ou front peut surtout soutenir la distribution locale ; une résidence ordinaire ou une institution peut avoir une capacité faible ou nulle. Contrôler un turf sans contrôler ses principaux dépôts, garages, docks ou fronts ne donne pas automatiquement la maîtrise de son économie clandestine. La performance clandestine d'une organisation dépend conjointement de ses activités produit, de sa logistique, de ses ressources financières, de l'accès à des landmarks de capacité suffisante, de l'offre générale du produit, du niveau de prix et de la solidité territoriale. Une perte de dépôt, une fermeture, une saisie ou une rupture fournisseur réduit cette capacité jusqu'à ce qu'une infrastructure crédible soit récupérée ou remplacée. Une guerre ouverte réduit la fiabilité logistique, augmente les coûts, dégrade les revenus des fronts légaux et accroît la pression policière. Une forte activité locale visible augmente surtout la pression policière ; des réseaux internationaux, financiers ou multi-territoires augmentent davantage la pression fédérale. Les saisies et procédures diminuent les ressources financières et peuvent fermer ou endommager les landmarks concernés. Les revenus clandestins ne deviennent pas automatiquement des ressources utilisables : les fronts commerciaux, banques, cabinets, entreprises et partenaires financiers peuvent améliorer la capacité économique d'une organisation de manière abstraite, sans simuler de procédure réelle de blanchiment. Une organisation peut donc disposer d'un marché important mais manquer temporairement de liquidités, de logistique ou de fronts exploitables. La mort, l'arrestation ou la défection d'un chef peut interrompre les relations fournisseurs et fragmenter les activités produit entre successeurs. Les nouvelles alliances peuvent rouvrir des approvisionnements ; les rivalités peuvent provoquer pénuries, guerre des prix, ruptures de stock ou redéploiement vers un autre produit.