En 1981, la victoire des Papote à Nova Lupa ouvre une lutte beaucoup plus vaste entre familles, capitaux, ports, institutions et ambitions politiques sur l’arc euro-méditerranéen.
En 1981, Nova Lupa est sortie de ses guerres de familles avec les Papote en position dominante, mais l’expansion de Gruppo Bianca déplace désormais le conflit vers un espace plus large. La richesse circule par Milan, Genève et Monaco ; les ports de Ligurie, Marseille, Venise et l’Adriatique structurent les ambitions commerciales ; Rome concentre les arbitrages politiques, judiciaires et administratifs. Les vieilles familles s’appuient sur l’enracinement territorial, les nouveaux groupes sur les entreprises et la finance, et le Consorzio relie plusieurs de ces mondes sans posséder officiellement un territoire propre. Les institutions restent puissantes hors des bastions familiaux, tandis que les corridors économiques et certaines villes sont disputés par plusieurs réseaux.
Le 18 septembre 1981 à 20 h 45, une grande réception à Villa Bianca marque l’entrée des Papote dans une nouvelle phase d’expansion. Nova Lupa reste leur cœur, mais les enjeux s’étendent désormais de Genève et Milan à Marseille, Nice, Monaco, Rome, Venise et l’Adriatique. Les Visconti veulent préserver l’hégémonie financière du Nord, les Caradonna défendent leur ancien pouvoir du Sud, Delacroix veut verrouiller la Méditerranée occidentale, Markovic et Vukas cherchent à imposer leurs réseaux adriatiques, tandis que le Consorzio agit à travers la finance, le droit et la politique. À Rome, ministres, magistrats, services et ambitieux élus cherchent eux aussi à reprendre l’initiative.
Une sphère d’influence territoriale ne change qu’après une présence durable appuyée par des actifs, des alliances, une autorité politique ou un recul réel du pouvoir dominant. L’expansion économique exige des capitaux, des entreprises, des partenaires ou un accès crédible aux marchés concernés. Les décisions publiques passent par les institutions compétentes et peuvent accroître la pression judiciaire ou politique sur les acteurs impliqués. Une guerre ouverte entre factions détériore rapidement la circulation des capitaux, l’activité portuaire et la stabilité politique. Les successions, rivalités familiales et ruptures de loyauté peuvent fragmenter une organisation même lorsqu’elle progresse extérieurement. Genève et Monaco restent des espaces juridiquement autonomes où l’influence financière n’équivaut pas à une souveraineté territoriale. Les ports, routes alpines et corridors adriatiques conditionnent la capacité des groupes à étendre durablement leurs réseaux.