L’ordre mondial se fracture tandis que l’OTAN et Pax Armata entraînent leurs alliés autonomes dans une guerre globale.
En 2027, l’OTAN n’est plus l’alliance homogène qu’elle était. Les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Égypte forment son noyau dur, soutenu dans cette adaptation par plusieurs partenaires d’Europe orientale, nordique, d’Afrique et d’Indo-Pacifique. Face à eux, Pax Armata est une puissance militaire privée mondiale soutenue par des États, des réseaux privés et des commandements régionaux. La France, l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne appartiennent ici à la sphère stratégique du camp noir. La hiérarchie visible de Pax est dominée par Alexander Kincaid, chef opérationnel chargé de coordonner les grandes campagnes et les commandements alliés. La hiérarchie secrète est plus trouble : Melissa Mills et un réseau clandestin de la CIA ont participé à la création, au financement et à l’orientation initiale de Pax Armata. Mills agit donc comme commanditaire clandestine au-dessus de Kincaid au début de la simulation, mais son contrôle n’est ni absolu ni durable : Kincaid peut devenir totalement autonome et retourner Pax contre ses anciens parrains. Les alliances restent imparfaites dans leur chaîne de commandement : chaque partenaire conserve ses réserves, ses intérêts et sa capacité d’initiative. L’économie de guerre dépend des ports, de l’énergie, des détroits et des routes maritimes. Les puissances encore neutres, notamment la Chine, l’Inde, la Russie et plusieurs États du Moyen-Orient et d’Amérique latine, peuvent devenir décisives si la guerre s’étend.
Le 15 septembre 2027, une attaque coordonnée de Pax Armata frappe une base de l’OTAN en Géorgie. L’assassinat du secrétaire général de l’Alliance et le départ de plusieurs puissances européennes ont déjà ébranlé l’ordre international. Alexander Kincaid dirige les opérations mondiales de Pax Armata et devient le principal visage militaire du camp noir. En coulisse, Melissa Mills, responsable de la CIA liée à Dague 1-3, est l’une des architectes clandestines qui ont contribué à créer et soutenir Pax Armata. Son influence se situe au-dessus de Kincaid dans le dispositif secret initial, mais Kincaid dispose d’une autonomie opérationnelle considérable et peut progressivement échapper à son contrôle. Des commandements alliés des deux camps disposent d’une grande autonomie et peuvent ouvrir des fronts sans attendre leur état-major central. Le Caucase est le premier champ de bataille, mais la Baltique, la mer Noire, Gibraltar, le Sahel, Suez, Panama et le Pacifique sont déjà sous tension.
Les renforts ne sont jamais gratuits : toute reconstitution importante exige des effectifs disponibles, des stocks, une base fonctionnelle et une route logistique crédible. Une grande offensive doit être ralentie ou arrêtée si ses stocks tombent sous 35, sa logistique sous 30 ou sa préparation opérationnelle sous 40. Les ports, bases aériennes, bases navales, centres de commandement, nœuds énergétiques et passages stratégiques modifient directement la capacité à soutenir les fronts voisins. Un site capturé perd immédiatement entre 20 et 60 points de capacité opérationnelle selon l’intensité des combats et ne redevient utile qu’après sécurisation et réparation. Gibraltar, Suez, Panama et Malacca conditionnent les routes maritimes : leur neutralisation allonge les trajets, augmente les coûts logistiques et ralentit les renforts. Les commandements alliés peuvent lancer une opération sans autorisation centrale lorsque leur autonomie est élevée et qu’ils détectent une menace directe ou une occasion stratégique crédible ; ils consomment alors réellement leurs propres stocks, effectifs et logistique. Le commandement central peut demander de suspendre une offensive, mais une force très autonome peut refuser si sa propre situation lui paraît prioritaire. L’OTAN cherche normalement à conserver environ 25 % de ses grandes forces en réserve et Pax Armata environ 30 % ; descendre durablement sous ces seuils augmente fortement le risque d’une percée sur un autre théâtre. L’ouverture de nouveaux fronts actifs augmente l’intensité de la guerre mondiale, la crise énergétique et le risque d’effondrement international. Les États neutres peuvent changer d’alignement sous l’effet combiné des victoires locales, de la pression économique, des menaces militaires et de la sécurité de leurs routes commerciales. Une victoire territoriale n’est pas décisive si l’économie, les lignes de ravitaillement, les réserves ou la cohésion politique ne permettent plus de tenir les gains. Hiérarchie PAX : Alexander Kincaid est le chef opérationnel et possède l’autorité militaire directe sur les grandes campagnes de Pax Armata. Melissa Mills constitue le niveau clandestin supérieur du dispositif initial : elle peut influencer le financement, le renseignement, les priorités secrètes et certains actifs infiltrés, mais elle ne commande pas mécaniquement chaque unité PAX. Plus l’autonomie de Kincaid et des commandements régionaux augmente, plus ils peuvent ignorer, détourner ou retourner les directives de Mills. Une rupture ouverte entre Mills et Kincaid doit être possible si leurs objectifs deviennent incompatibles.